de son royaume; il y fit noyer son beau-père le sacrificateur Aristobule, et lui-même y mourut. Notre
Sauveur à fait quelques miracles à Jérico, et il y visita Zachée qui était à la tête des péages que les
Romains avaient établis sur le commerce du baume, Luc 19:1. On trouve encore sous le nom de Richa les
ruines de cette ancienne ville, mais ce n'est plus qu'un méchant village; au douzième siècle déjà, Phocas
dit qu'il en restait à peine quelques traces.
— Quant à l'assainissement des eaux de Jérico, 2 Rois 2:19, on ne peut y voir qu'un miracle. Ces eaux
étaient rendues amères, salées, peut-être par le voisinage de la mer Morte, et le prophète les rendit saines
et potables en jetant du sel sur la source, et en annonçant de la part de Dieu qu'elles cesseraient d'être
insalubres, bénédiction que Dieu seul pouvait donner, secret que les hommes n'ont jamais connu.
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JÉROBOAM
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(dont le peuple est nombreux).
1.
Jéroboam I, fondateur du royaume des dix tribus, sur lequel il régna vingt-deux ans, 975-954. Fils
de Nébat et de Tséruha, il appartenait par sa naissance à la grosse et jalouse tribu d'Éphraïm; il remplit
sous Salomon, les fonctions d'inspecteur des travaux publics dans la tribu de Joseph, (Éphraïm et
Manassé); nul doute que pendant ce temps, et grâce à sa position, il n'ait eu souvent l'occasion de prêter
l'oreille aux mécontents et de leur servir d'appui et de centre de ralliement. Dieu qui avait annoncé à
Salomon la division de son royaume comme châtiment de ses péchés, et qui voulait se servir de Jéroboam
pour accomplir cette révolution, lui fit révéler par le prophète Ahija les hautes dignités qui lui étaient
réservées. Jéroboam, pressé de jouir du trône, conspire, mais ses complots sont découverts, et pour éviter
le ressentiment du roi, il doit s'enfuir en Égypte à la cour de Sisak; après la mort de Salomon il ne tarde
pas à être rappelé par son parti, et comme Roboam refuse de supprimer ou de diminuer les impôts, et
d'alléger les charges du peuple, Jéroboam est proclamé roi des dix tribus, et le schisme s'opère. Jéroboam
choisit pour capitale de son royaume Sichem d'abord, puis Tirtsa; pour consolider sa puissance il
commence par faire fortifier plusieurs villes, Sichem et Pénuel, et craignant l'influence des souvenirs
religieux, il change par politique la religion de son peuple, brise les liens religieux si forts qui unissent
encore ses nouveaux sujets à Jérusalem la capitale du royaume rival: les grandes fêtes les y appelaient
trois fois l'an, ces voyages eussent pu tôt ou tard les rattacher à la dynastie légitime, il faut à tout prix les
prévenir. C'est à quoi il parvint en établissant aux deux extrémités de son royaume, à Dan et à Béthel, le
culte du veau d'or, prodigieux acheminement à l'idolâtrie, et en faisant desservir ce nouveau culte par des
personnes qui n'appartenaient point à la tribu de Lévi; il maintint ces mesures impies, ces innovations
anti-théocratiques, malgré les avertissements des prophètes, malgré leurs miracles, 1 Rois 13, et ne se
laissa pas même toucher par la mort prématurée de son fils Abija, bien qu'à cette occasion il eût paru
vouloir se rapprocher un instant du vrai Dieu, 14:1. Enfin, comme il était assez naturel de s'y attendre, il
ne donna pas la paix à son pays, et fut, pendant tout le temps de son règne, en guerre avec Roboam, roi
de Juda, et avec son successeur, 1 Rois 11-15; 2 Chroniques 10-13. Son histoire à été écrite par le prophète
Jiddo, 2 Chroniques 9:29,12,15.
2.
Jéroboam II, treizième roi d'Israël, fils de Joas, régna sur Israël pendant cinquante et un ans, 825-
784. Par ses richesses et de nouvelles conquêtes qu'il fit sur les Syriens, auxquels il reprit Damas et
Hamath, il éleva au plus haut degré de puissance et de splendeur le royaume que son père avait déjà
laissé dans la plus florissante prospérité; il lui rendit ses anciennes limites orientales, et parut béni de
Dieu. Mais en même temps le luxe et la corruption des mœurs firent de nouveaux progrès, et le culte du
veau d'or fut maintenu comme sous le premier Jéroboam, ainsi qu'on peut le voir par la lecture des
prophètes contemporains Amos et Osée. Après lui, Israël ne fit que décliner, 2 Rois 13:13-14:23-29.
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JÉRUBBAHAL et Jérubbéseth,
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