cependant et son territoire appartenait réellement aux Benjamites, et qu'elle était située en dedans des
frontières de cette tribu.
Après l'exil, et dans les premiers temps de la reconstruction de Jérusalem (536 avant J.-C.), on trouve
d'autres détails, Néhémie 3, et 8. On mit sans doute à profit, pour ce nouveau travail, ce qui subsistait
encore des anciens fondements et des anciennes fortifications, et l'on rebâtit les murs et les portes autant
que possible sur leur emplacement primitif, cependant avec des différences amenées soit par des besoins
d'agrandissement, soit par les corrections jugées bonnes, soit par la disparition des premiers tracés. Le
nom des portes fut changé, et l'on en trouve douze nouvelles, mentionnées Néhémie 3 et 8,: celle des
eaux, des chevaux, du bercail, des poissons (Sophonie 1:10); la porte vieille (probablement la même que la
première porte, Zacharie 14:10); celle d'Éphraïm, Néhémie 8:16; celle de la vallée, Néhémie 2:13,15; celle
de la fiente, Néhémie 2:13; celle de la fontaine, Néhémie 2:14; la porte orientale, celle de Miphkad (du
conseil), et celle de la prison. Il n'est plus parlé de celles du coin, du potier et de Benjamin. (Quant aux
portes mentionnées Ézéchiel 48:31, elles appartiennent à une vision, et sont prophétiques). On ne peut
guère préciser la position de ces différentes portes; le chapitre 12 de Néhémie ne donne même à cet égard
que de vagues indications. Au nord-ouest, la porte du coin et celle d'Éphraïm (qui était peut-être la même
que celle de Benjamin, 2 Rois 14:13; cf. Zacharie 14:10); du nord-ouest au sud-est, la vieille porte, celle des
poissons et celle du bercail, Néhémie 3:1-6; 12:39; entre elles étaient celle des chevaux, et celle de l'eau;
celle d'Éphraïm et la vieille porte étaient voisines, sans qu'il y en eût aucune autre entre elles, Néhémie
12:39; du sud-ouest au nord-ouest, la porte de la fontaine (Siloé); celle de la fiente et celle de la vallée
(Guihon); la porte du potier était peut-être la même que celle de la fontaine; quant à la porte du milieu, on
ne la connaît pas; s'il y a eu avant l'exil une ville inférieure, on peut croire que c'est la porte qui joignait les
deux villes. Les portes nommées 2 Rois 11:6; 15:35; 1 Chroniques 11:18; 26:16; 2 Chroniques 23:5; Jérémie
36:10; cf. 26:10, appartenaient au temple ou à des villes voisines.
Il n'est parlé que de deux tours sur les murailles de la ville, celle de Hananéel, et celle de Méah, Néhémie
3:1; 12:39; Zacharie 14:10, toutes les deux proche de la porte du bercail, du côté de celle des poissons, vers
l'est.
— On ne trouve dans cette période le nom d'aucune place et d'aucune rue. La partie la plus forte de
Jérusalem parait avoir été alors la cité de Sion, nommée aussi ville de David, qui avait été fortifiée par les
Syriens, et que l'on regardait comme imprenable, 1 Maccabées 1:35; 3:45; 4:2; 9:52; 10:6, jusqu'au moment
où le prince Simon réussit à s'en emparer, 1 Maccabées 14:37.
La troisième époque est celle de Jésus et des apôtres jusqu'à Flavius Josèphe: cet historien lui-même est
une source précieuse de renseignements de tous genres sur la topographie de Jérusalem aux temps qui
précédèrent la conquête des Romains, et par conséquent aux temps de Jésus, puisque la ville resta à peu
près la même jusqu'à sa destruction, sauf l'achèvement et la mise en état de défense de la nouvelle ville.
D'après Flavius Josèphe, Jérusalem était bâtie sur quatre collines,
quoique spirituellement il est dit qu’elle est
construite sur les sept collines de la sagesse
, et se composait de trois parties principales: la ville d'en haut,
située vers le midi sur la colline de Sion, la plus élevée de toutes; la ville d'en bas, sur la colline d'Acra, au
nord de Sion et de Morija; la nouvelle ville, au nord, sur une colline qui était primitivement plus basse, et
qui fut élevée par des travaux et des terrassements subséquents: c'est cette ville neuve que Hérode
Agrippa chercha à réunir à la vieille ville. Entre la haute et la basse ville passait du nord-ouest au sud-est,
jusqu'à la source de Siloé, la vallée des faiseurs de fromage (Tyropéens), devenue peu à peu une rue par
les nombreuses constructions qui y furent faites. Au sud-est s'élevait le temple sur la montagne de Morija,
qui touchait au nord-ouest, par la forteresse Antonia, à la ville inférieure, et communiquait par des ponts
avec la ville d'en haut: cette dernière était fortifiée par une muraille garnie de soixante tours ou tourelles,
dont les trois plus importantes (Hippique, Phasaël, et Marianne) avaient été élevées par Hérode le Grand,
et qui formaient comme une couronne autour de la colline; la ville d'en bas, qui touchait au sud à la ville
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