Page 604 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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d'en haut, était garnie d'une muraille avec quatorze tours à sa partie septentrionale; enfin la muraille de la
nouvelle ville était la plus forte et la plus solide de toutes, ayant 20 coudées (11 mètres) de haut, ou 23
(11m,50) en comptant les créneaux et les parapets, et construite probablement en zigzag, puisque Flavius
Josèphe lui donne quatre-vingt-dix tours, dont la principale, au nord-ouest, avait 70 coudées de haut.
Vers le nord, Jérusalem avait trois rangs de murailles; le sud (Sion et Morija) n'en avait qu'un seul, ces
collines étant suffisamment protégées, à l'est, au sud, et au sud-ouest, par les rapides vallées qui étaient à
leur pied. On voit que Jérusalem pouvait à juste titre passer pour une forte citadelle. Flavius Josèphe lui
donne une lieue et demie de tour (33 stades) Hécatée lui donne 50 stades, et une population de 120,000
âmes, chiffre bien peu élevé en comparaison de l'évaluation de Flavius Josèphe, qui porte à 2,700,000 le
nombre des hommes qui se trouvaient dans la sainte cité les jours des fêtes solennelles.
Outre le temple, dont nous reparlerons en son lieu, il faut nommer parmi les édifices les plus
remarquables de Jérusalem:
a.
La citadelle Antonia, bâtie par Jean Hyrcan, qui lui donna d'abord le nom de Baris, puis fortifiée
et embellie par Hérode en l'honneur de Marc Antoine. Elle était située sur un rocher escarpé de 50
coudées de hauteur, au nord-ouest du temple, avec lequel elle communiquait par des passages dérobés;
elle présentait dans son intérieur toute l'apparence d'une ville, des places, des allées, des statues, et un
grand nombre de bâtiments. Aux quatre coins étaient des tours, dont celle du sud-ouest, qui était la plus
rapprochée du temple, avait 70 coudées de haut; elle dominait ainsi non seulement le temple, mais la ville
toute entière, et les Romains y entretinrent longtemps une garnison; c'est là que Paul fut conduit et
détenu, Actes 21:34,37; 22:24; 23:10.
b.
Le palais d'Hérode, magnifique bâtiment de marbre, entouré de murs de 30 coudées de hauteur,
non loin des trois tours septentrionales de la ville supérieure.
c.
le Xyste, grande place publique entourée d'allées et de galeries vers la partie est-nord-est de la
ville d'en haut, communiquant par un pont avec le temple.
d.
La tour d'Ophel, q.v., vers la muraille orientale de la ville supérieure.
e.
Le prétoire,
— Voir: cet article et Procurateurs.
Hérode Agrippa II semble avoir le premier imaginé le pavage des rues.
Les environs de la ville, surtout vers le nord, étaient riches en jardins et en maisons de plaisance, 2 Rois
25:4; Jérémie 39:4; Néhémie 3:15: on y trouvait aussi quelques lieux de sépulture; quant aux étangs et
rivières,
— Voir: Roguel et Siloé.
Depuis l'exil, Jérusalem a été la proie des nations; son histoire est celle de tout Israël.
Elle fut prise successivement, en 320 (ou 323), par le roi d'Égypte Ptolémée Lagus; en 161, par Antiochus
Épiphanes de Syrie; en 36 (l'an 717 de Rome), par Hérode le Grand, devenu roi des Juifs; enfin, l'an 70
avant J.-C., par Titus, fils de Vespasien: massacre effroyable dans lequel périrent plus d'un million de
Juifs, et dans lequel la plus belle des villes devint en peu de jours la plus mémorable des ruines. Titus
laissa subsister les trois tours du nord, la muraille occidentale et quelques maisons; mais ces débris eux-
mêmes furent démolis en 136, quand Adrien eut résolu de faire construire sur l'emplacement de
l'ancienne Jérusalem, une nouvelle ville sous le nom de Ælia Capitolina, et à la place du temple de
Jéhovah un temple de Jupiter; mais cette colonie militaire n'occupa jamais tout l'emplacement
qu'embrassait le centre de l'israélitisme. Aujourd'hui Jérusalem n'est plus rien, c'est une ville de 4630 pas
de tour, un évêché anglo-prussien, le rendez-vous de 25,000 habitants de toutes les nations et de tous les
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