cultes; seuls ses anciens maîtres, les Juifs, y marchent en courbant la tête, honteux de s'y trouver, triste
monument de la vérité des prophéties et de la ferme exécution des menaces divines.
Nommons parmi les ouvrages bons à lire pour compléter les secs et incomplets détails qui précèdent,
Schubert, Chateaubriand, Lamartine, Ackermann, Keith (les Juifs d'Eur. et de Palest.), le Journ, d'un
Voyage au Levant, t. III; en allemand, une intéressante monographie de Joh. Bail, Strauss (Sinaï und
Golgatha); et la thèse de M. A. Coquerel fils, qui se recommande à plus d'un titre. Il serait facile d'en
ajouter d'autres, peut-être de meilleurs, mais ceux-là suffisent, et touchent, par leur diversité de but et de
plan, aux divers points qui peuvent intéresser le géographe et le chrétien biblique.
Que sera la nouvelle Jérusalem de l'Apocalypse 21:2? Cette question ne peut se traiter ici; mais comme on
ne la traite presque nulle part, il importe de la rappeler: Jérusalem sera restaurée, et deviendra de
nouveau le centre du peuple de Dieu, la capitale du monde, et la résidence de celui qui aura vaincu
l'Anti-christ.
Considérons toutefois que la Jérusalem actuelle de nos temps modernes n’est plus la cité du Dieu Vivant, mais
l’autorité ou image de la bête (Apoc. 13 :14,15). La Jérusalem terrestre doit disparaître pour qu'apparaisse la
Jérusalem céleste. La Jérusalem restaurée au mois de Juillet 1967, n'est pas le centre du peuple de Dieu mais du
peuple de Satan. Sa restauration correspond au numéro 666 dans l'Apocalypse. Elle est le symbole, avec le Vatican,
du poison de l'Arminianisme qui se répand sur toute la face de la terre pour former le christianisme contrefait des
derniers jours.
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JÉSABEL ou Izébel.
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1.
La plus méchante peut-être de toutes les femmes qui ont jamais occupé un trône. Païenne de
naissance, fille d'Ethbahal, roi de Tyr et de Sidon, elle était la sœur de Badezorin, le grand-père de
Pygmalion et de Didon. Toujours adoratrice des dieux païens, dont le patronage favorisait ses voluptés et
ses cruautés, elle épousa sans crainte un Juif de nom, Achab, qui lui apportait un trône et une grande
tolérance pour le crime: elle sut rendre son époux plus idolâtre et plus sanguinaire encore (918 avant J.-
C.). Elle jura l'extermination d'un culte qui ne pouvait être exterminé, et la mort d'un prophète, Élie, qui
ne devait point mourir. Élie réussit mieux avec Naboth, qu'elle fit tuer pour avoir sa vigne; mais ce crime
envers un homme du commun peuple ne fut pas moins enregistré devant Dieu, et Élie lui annonça que
les chiens dévoreraient son corps. Achab mourut, et Jésabel vit le règne de ses deux fils, Achazia et Joram;
puis vint Jéhu, l'exterminateur de sa dynastie. Le palais d'Achab était probablement près des murs de la
ville, non loin du champ de Naboth: Jésabel, voyant arriver l'usurpateur, se montra tout ornée à l'une des
fenêtres du palais, peut-être pour voir Jéhu, peut-être pour le braver, le séduire ou le menacer; mais Jéhu
parla, et cette odieuse femme fut précipitée dans la rue, où les chiens la dévorèrent et la firent disparaître
en peu d'heures. 1 Rois 16:31; 18:4; 19:1; 21:5; 2 Rois 3:2; 9:7.
— Son nom signifie, selon les uns, l'insulaire; selon les autres, intacte, pure, une Agnès: on l'a conservé
dans l'Isabelle moderne.
2.
Femme de l'église de Thyatire, qui n'est connue que par la mention de l'Apocalypse 2:20. L'Esprit
lui reproche ses impudicités et ses doctrines idolâtres; le nom qui lui est donné n'est probablement qu'une
épithète, un souvenir de l'ancienne Jésabel, qu'elle rappelait par sa scandaleuse conduite. On pense que
c'est une femme de haut rang, que Jean n'a pas voulu nommer.
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JESSÉ,
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— Voir: Isaï.
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