Zorobabel, etc.
5.
Ainsi, Matthieu désigne Salathiel comme fils ou descendant de Jéchonias et de Salomon, tandis
que Luc le désigne comme fils de Néri et de Nathan. L'hypothèse de Paulus qui, pour écarter la difficulté,
suppose deux Salathiel, est trop hardie. On peut voir ailleurs l'explication que nous avons donnée de cette
espèce de divergence; Salathiel est fils d'Assir, de fait et de droit, et petit-fils de Néri selon la chair, de
Jéchonias selon la loi.
— Voir: Salathiel.
On est assez généralement d'accord à supposer, quoique rien ne le dise positivement, que Luc a donné la
généalogie de Marie; les rapports de Joseph à Héli, verset 23, seraient ceux de gendre à beau-père,
relation légale d'ascendance et de descendance, que le texte ne contredit point, puisque les relations de
parenté ne sont indiquées que par la juxtaposition des noms dont l'un régit l'autre, sans indication du
degré; le génitif peut sous-entendre père, fils, etc.; le texte porte littéralement: «Fils, comme on l'estimait,
de Joseph d'Héli», ces deux noms n'étant point unis par le mol fils. Il serait étonnant, d'ailleurs, que la
descendance directe de Joseph fut indiquée dans la branche de Nathan, lorsqu'on pouvait le rattacher
directement à la branche beaucoup plus glorieuse de Salomon. S'il s'agissait, en effet, de la généalogie de
Marie, fille d'Héli, Luc l'aurait donnée pour établir que Jésus descendait de David, non seulement selon la
loi, mais aussi selon la chair. Marie était réellement de la famille royale, ce qui nous paraît ressortir de Luc
1:27. («qui était de la maison de David», se rapporte à «une vierge»); de 2:5, où l'enregistrement de Joseph
et de Marie dans le même endroit suppose une même origine et une proche parenté; enfin et surtout de
Romains 1:3 (Hébreux 7:14), où Jésus est appelé fils de David selon la chair,
— Voir: Orig. cont. Celse, et S. Basnage, Ann. I, 88.
— Ceux qui pensent que Luc donne, comme Matthieu, la filiation de Joseph, font d'Héli et de Jacob deux
frères, dont l'un serait mort sans enfants; Joseph, le fils aîné du survivant, serait légalement attribué au
défunt.
— Sur l'ensemble de cet article, dont nous n'avons pu qu'effleurer les difficultés,
— Voir: les commentaires, et spécialement en anglais Robinson.
6.
Parents de Jésus,
a.
Marie, sœur de la mère de Jésus, Jean 19:25, femme de Cléopas ou Alphée.
b.
Élisabeth, cousine de Marie, Luc 1:36.
c.
Jacques, Joses, Simon et Judas, frères de Jésus, Jean 7:3,5,10; 1 Corinthiens 9:5; Matthieu 12:46;
13:55; Marc 3:32; Luc 8:19; Jean 2:12; Actes 1:14. On a voulu donner au mot άδελφοί le sens de cousins,
pour concilier ces nombreux passages avec la soi-disant virginité perpétuelle de Marie; ce sens est
possible, mais il est forcé: on ne comprend pas, en effet, l'affectation avec laquelle les évangélistes
emploieraient continuellement le mot frères dans un sens qui n'est pas ordinaire, pour éviter le mot
propre, qui ne se prête à aucune équivoque. Plus la chose était importante, plus il importait aussi de la
dire de manière à éviter tout malentendu;les apôtres ont employé une expression qui laisse des doutes
sur le degré de cette parenté, et il en résulte au moins ceci, qu'ils n'attachaient aucune importance au fait,
en effet bien indifférent, de la virginité de Marie. Mais si, à cette régulière répétition du même mot, qui
finit par signifier quelque chose, qui n'est plus un accident, mais une intention, nous ajoutons le nom de
premier-né donné à Jésus, Matthieu 1:25, dans un passage où il est parlé des relations de Joseph et de
Marie (cf. aussi verset 18, avant qu'ils fussent ensemble), on doit convenir que la probabilité prend un
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