Page 621 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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— Par la rupture de ces rochers, plusieurs sépulcres qui y étaient taillés, selon l'usage d'alors, s'ouvrirent;
les corps de quelques élus de Dieu, endormis dans la foi au grand sacrifice qui venait de s'accomplir,
pénétrés de la vie nouvelle dont le Sauveur ouvrait les sources et qui se communiquait à leur âme, se
ranimèrent, et, après que la résurrection de Jésus-Christ eut remporté la dernière victoire sur le péché et
sur la mort, ils sortirent de leurs tombeaux; prémices de la résurrection du dernier jour, ils entrèrent dans
«la cité sainte», expression choisie à dessein pour figurer la Jérusalem céleste, où entreront tous les
rachetés de Christ tirés un jour de leurs sépulcres; et enfin ils apparurent à plusieurs fidèles, pour leur
faire connaître ce merveilleux événement et sa signification prophétique.»
En général, on n'a pas assez remarqué combien toutes les circonstances importantes de l'humanité sont
intimement mises en rapport avec des faits correspondants dans l'ordre physique et naturel, combien
l'esprit et la matière semblent unis par une même vie. Quelquefois on a exagéré ce point de vue; le plus
souvent on l'a méconnu. Il y a peut-être plus d'esprit que de vérité dans ce parallèle qu'Olshausen établit
entre l'histoire de la chute et celle de la Passion: «L'arbre de la science a amené la chute de l'homme,
l'arbre de la croix son relèvement; c'est dans le jardin d'Éden que le premier a succombé en mangeant du
fruit défendu, c'est dans le jardin de Gethsémané que le second Adam a triomphé, dans le jardin encore
qu'il a goûté au sépulcre le repos du sabbat; le premier homme a trouvé la mort dans le fruit d'Éden, c'est
dans le fruit du vrai cep (symbole de la communion) que les croyants goûtent la vie éternelle. Le péché a
fait croître les épines qui ont formé la couronne du Fils de Dieu, martyr, vainqueur et roi.» Mais, quoi
qu'il en soit de ces détails, l'Écriture nous appelle à considérer la terre comme le corps de l'humanité; elles
sont unies comme le corps et l'âme; l'une n'est que matière, l'autre est esprit; mais l'esprit réagit sur la
matière. Il semble que ce soit une loi de la nature créée. À l'homme parfait une terre parfaite; au racheté
qui soupire en attendant l'adoption, une création qui soupire et qui est en travail, Romains 8:21-22; à
l'homme nouveau une nouvelle terre. L'alliance de Dieu avec Israël, sur le Sinaï, est scellée par
l'ébranlement des puissances de l'air. La naissance du Sauveur est célébrée dans les cieux. À sa mort, la
lumière pénètre jusque dans le lieu invisible. Des tremblements de terre annonceront les derniers temps;
la résurrection des deux témoins, Apocalypse M, sera accompagnée de signes semblables, et la Révélation
nous montre à plusieurs reprises le soleil noir comme un sac de poil et la lune comme du sang, jusqu'au
jour où la terre, elle-même renouvelée par un baptême de feu, rentrera en grâce et sera rendue à l'homme
pour qui elle avait été créée.
On a cherché, naturellement, à expliquer d'une manière purement symbolique, mythique, les
bouleversements qui ont accompagné la mort du Sauveur. Mais les historiens sacrés, parlant à leurs
contemporains de faits récents, ne pouvaient guère espérer de les tromper sur des détails de cette
importance; et quant à l'opinion qui veut que ces faits se soient passés dans l'ordre moral, dans le cœur
des disciples, ou dans la conscience agitée de Pilate et des prêtres, elle est combattue par cette
circonstance, que le centenier païen et ses soldats, qui gardaient Jésus, furent fort effrayés et tellement
frappés de ce tremblement de terre, qu'ils s'écrièrent: «Véritablement cet homme était le Fils de Dieu.» (Il
importe de remarquer que les Écritures disent que Jésus est le Fils de Dieu et non Dieu le Fils. L'inversion
fait toute une différence et est utilisé par les déformateurs de la vérité pour élaborer toutes sortes de
fausses doctrines. En fait, la bonne traduction de l’expression «Jésus est le Fils de Dieu» est, selon le Grec
original, «Jésus est le Fils, le Dieu unique» ou encore «Jésus est le Fils, Dieu même.)
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JÉTHER,
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1.
Juges 8:20 (1245 avant J.-C.), fils aîné de Gédéon, refusa de mettre à mort Zébah et Tsalmunah
chefs de Madian, parce qu'il était trop jeune.
2.
Israélite d'après 2 Samuel 17:25, Ismaélite d'après 1 Chroniques 2:17. (Ce dernier est le plus
probable, mais en tout cas il était prosélyte). Il épousa Abigaïl sœur de David, et fut père d'Hamasa, 1
Rois 2:5; il portait aussi le nom de Jithra.
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