fils de Jonas, frère de Simon Pierre, et pêcheur comme lui, était de Bethsaïda, et fut un des premiers
disciples de Jean-Baptiste. C'est aussi lui que Jean 1:35-42; nous montre comme le premier de ceux qui se
joignirent à Jésus: il suivait le Maître timidement et sans lui adresser la parole, jouissant en silence de
cette divine compagnie, ignorant même, peut-être, que Jésus l'eût aperçu. Mais Jésus s'approcha de lui (cf.
Jacques 4:8) et le conduisit dans sa propre demeure où il le logea, car le jour était déjà avancé. Toutefois ce
ne fut que plus tard que Jésus l'appela comme apôtre sur les bords de la merde Galilée, Matthieu 4:18;
Marc 4:16, et dès lors il accompagna le Seigneur jusqu'à la fin. Son caractère était moins vif et moins
ardent que celui de son frère, et son rôle fut modeste; nous ne le voyons qu'une fois seul dans la
compagnie des trois grands apôtres, Marc 13:3. Il paraît avoir été lié plus particulièrement avec Philippe,
qui le consulta, Jean 12:22, sur le désir de quelques Grecs de voir Jésus, cf. aussi Jean 6:7-8.
— Après la Pentecôte, la tradition nous le montre tournant ses pas vers la Scythie, puis vers Byzance où il
aurait établi Stachys, Romains 16:9, comme premier évêque de cette future métropole. Partout il eut à
combattre la magie et la foi au démon, et il le fit avec puissance et par des prodiges qui lui obtinrent des
succès signalés. Il paraît qu'après avoir prêché l'Évangile dans la Grèce, il souffrit le martyre à Patras, en
Achaïe.
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ANDRONIQUE,
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Romains 16:7, probablement le mari de Junias; on ne les connaît, l'un et l'autre, que par ce qui en est dit
dans ce seul verset. On ignore où ils furent prisonniers avec Paul, si ce fut à Rome ou ailleurs. Saint Paul
les appelle ses parents, mais le mot employé pourrait aussi ne s'entendre que dans le sens de
compatriotes, issus d'une même famille, peut-être d'une même tribu. Ils sont distingués entre les apôtres,
dit saint Paul, et le mot d'apôtre dans cette phrase a l'acception étendue qu'il a lorsqu'il est donné à
Barnabas, Actes 14:14, et à d'autres disciples. On pourrait traduire aussi, mais c'est moins probable, «ils
sont distingués par les apôtres.»
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ÂNE.
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Le nom hébreu de l'âne est Hhamor, qui signifie roux, roussâtre, parce que c'est, en Orient, la couleur
ordinaire de cet animal; on en trouve cependant aussi de gris, et quelquefois même de noirs et de blancs.
Bien différent de l'âne humble et méprisé de nos contrées, l'âne oriental est actif, grand et vigoureux,
plein d'énergie et de légèreté dans ses mouvements; son poil est lisse et beau, son pas est sûr et agréable;
en marchant il relève avec vivacité ses pieds légers, et porte la tête haute, en sorte que l'épithète de noble
animal pourrait s'appliquer à lui tout aussi bien qu'au cheval. C'est peut-être à cause de sa vivacité qu'il
est dit, Proverbes 26:3: «Le fouet est pour le cheval, et la bride pour l'âne;» on dirait le contraire chez
nous. En Orient l'âne est aussi infatigable et plus fort que le cheval, et on le préfère pour les courses et les
voyages dans les contrées montagneuses. Plusieurs voyageurs célèbres, comme Niebuhr et Myller,
rapportent qu'ils faisaient souvent d'une lieue et demie à deux lieues par heure, montés sur ce léger
coursier.
On trouve quelquefois en Asie des ânes entièrement blancs; ils sont considérés comme les plus beaux de
leur espèce, et sont un objet de luxe; on les soigne mieux que les autres, on les couvre d'étoffes et de
harnais plus précieux et plus brillants, et l'on n'épargne ni couleurs, ni sonnettes pour les parer.
Quelquefois on marque leur poil blanc de taches et de raies rouges, avec le jus d'une plante nommée
henna; la crinière et la queue sont de même teintes en rouge. C'est à cette coutume que se rapporte une
discussion sur le sens du passage Juges 5:10, où il est question d'ânesses blanches (d'après le mot hébreu),
et où quelques savants, s'appuyant sur le sens du même mot en arabe, veulent ajouter tachetées de rouge;
toutefois, il est peu probable que les anciens Hébreux connussent l'art de peindre les animaux, et, en tout
cas, nous n'avons aucune trace de cet usage.
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