Page 741 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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MANTEAU.
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Ce mot qui a déjà un sens assez vaste dans notre langue, en avait un plus étendu encore en hébreu; il
s'appliquait à plusieurs espèces de vêtements, tunique, manteau, vêtement de dessus, etc. La pièce
d'habillement dont il est parlé, Marc 12:38, à propos des scribes, et qui peut aussi se traduire par manteau,
était un large pan d'étoffe, descendant jusqu à la cheville du pied.
— Voir: Vêtements.
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MARAH
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(amertume).
1.
Une des premières stations des Israélites dans le désert; ils lui donnèrent ce nom à cause de
l'amertume de ses eaux, Exode 15:23; Nombres 33:8. Les voyageurs ne sont pas d'accord sur la situation
de ce lieu; Shaw a cru le trouver dans un endroit appelé maintenant Corondel ou Gharendel, où coule
encore de nos jours un ruisseau dont les eaux sont amères; Niebuhr, dans le Aijun Musa (fontaine de
Moïse), à 2 lieues sud-est de Suez, à une demi lieue du golfe d'Arabie; Burckhardt le place à 15 lieues plus
au sud, où il a trouvé une source appelée Howara, dont les eaux sont si amères que les chameaux mêmes
refusent d'en boire, à moins qu'ils ne soient très altérés; le même voyageur pense que Moïse se servit des
baies du gharcad ou hamra pour adoucir l'amertume de cette source. (Michaélis raconte de même, qu'il y
a aux Indes un arbre qui a la propriété de rendre douces les eaux devenues amères). L'opinion de
Niebuhr est conforme à la tradition, mais celle de Burckhardt paraît mieux justifiée géographiquement
par la marche que suivaient les Israélites; c'est celle qu'a admise Hævernick.
2.
Ce même nom est employé au duel Marathayim, Jérémie 50:21, où nos versions l'ont traduit par
vous deux, rebelles. Le passage est difficile à entendre, mais il vaut mieux (avec Dahler) le rapporter au
pays, et lire: marchez contre ce pays doublement rebelle, ou bien le regarder comme un nom symbolique
de Babylone, marchez contre ce pays de Marathayim, ce qui renferme le même sens, mais exprimé d'une
manière plus solennelle.
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MARBRE.
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Substance bien connue pour sa dureté et le beau poli dont elle est susceptible. Quatre noms différents
paraissent en avoir désigné différentes espèces dans la langue des Hébreux. Shesh ou shish, Cantique
5:15; Esther 1:6; 1 Chroniques 29:2: la version syriaque le traduit par marbre blanc, ce qui s'accorde bien
avec la comparaison du Cantique; il est également probable que ce devait être de cette espèce de marbre
qu'étaient faites les colonnes du temple, et David l'aura fait venir des contrées voisines de l'Arabie; Barris
compare le nom de shish avec la montée de Tsits, 2 Chroniques 20:16, qu'il pense avoir été la carrière, ou
l'une des carrières où les Hébreux choisissaient leur marbre; mais c'est forcé, et l'hypothèse ne repose sur
aucune autre preuve que cette lointaine analogie. Le marbre blanc du palais royal de Suze, était tiré des
carrières mêmes du pays, où il se trouve en abondance. Le sochereth, Esther 1:6, ne peut être déterminé
d'une manière bien sûre; les Septante le traduisent comme le précédent, espèce de marbre blanc. Le bahat,
que le syriaque rend de même, est traduit par les Septante, émeraude, ce qui doit s'entendre non de la
pierre précieuse de ce nom, mais d'un marbre nuancé de vert. Enfin le dar (ibid.) est traduit par l'arabe,
perle, et par les Septante, pierre de perle; c'est aussi l'opinion de Bochart, mais elle cadre difficilement
avec le contexte: il faut plutôt l'entendre avec Michaélis et Winer, de l'albâtre qui, lorsqu'il est bien
travaillé, peut dans une mosaïque faire l'effet de perles enchâssées. Il faut avouer, du reste, que ces
significations ne sont que devinées; aucun fil ne peut plus guider dans ces recherches, et les savants y
dépensent inutilement leur esprit étymologique et scientifique.
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