Page 742 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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— On sait que les anciens attachaient beaucoup d'importance au luxe de leurs planchers, de leurs
parquets, et des pavés de leurs cours ou de leurs jardins: nous en sommes venus au point, disait Sénèque,
que nous ne voulons plus fouler que des pierres précieuses. Et Apulée, décrivant le sol des appartements
de Psyché, dit que les pierres précieuses dont il était composé, représentaient à l'œil, par leur disposition
et la variété de leurs formes et de leur grandeur, des tableaux et des peintures de divers genres.
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MARC,
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l'auteur du second évangile, est probablement le fils de Marie; cousin de Barnabas, et peut-être comme lui
Lévite de naissance, compagnon d'œuvre de Paul et de Pierre, il est désigné dans les Actes sous les noms
de Jean Marc 12:12,25, de Jean 13:3,13, et de Marc, 15:39; C'est dans la maison de sa mère que les apôtres
étaient réunis après la mort de Jacques, lorsque Pierre fut délivré de son cachot et de ses fers, 12:12.
Quelques anciens veulent qu'il ait été au nombre des soixante-dix disciples, et Origène, Procope, etc.,
ajoutent qu'il se retira pour un temps du Sauveur, de même que Luc, à cause de ce qu'avait dit le Messie:
«Si vous ne mangez ma chair, vous ne pouvez avoir la vie en vous-mêmes», Jean 6:53. Toutefois cette
anecdote n'est rien moins que sûre, et si l'on en croit Irénée et Papias, Marc n'aurait pas connu Jésus, et il
aurait été gagné à l'Évangile par la prédication de Pierre. Ce fut Barnabas son parent qui l'introduisit dans
la société des apôtres, et on le voit déjà compagnon de saint Paul, lors de son premier voyage
missionnaire d'Antioche dans l'Asie Mineure, 12:25; 13:5. On ignore pour quels motifs, après avoir suivi
ses compagnons de voyage dans l'île de Chypre, à Salamis et à Paphos, il se sépara d'eux à Perge en
Pamphylie, 13:13; mais la manière dont saint Luc parle de cette séparation, 15:38, semble jeter un certain
blâme sur ses motifs, et l'on suppose que cette vie agitée et l'éloignement de sa patrie, avaient fatigué son
zèle encore jeune, et sa foi encore peu éprouvée, peu habituée aux renoncements de la vie missionnaire.
Marc rentra cependant dans la carrière, et probablement après un intervalle qui ne fut pas fort long; mais
saint Paul ne le voulut pas d'abord pour compagnon de voyage, il prit Silas avec lui, tandis que Marc et
Barnabas retournaient en Chypre. Aucun détail ne nous est donné sur les résultats de sa mission dans
cette île, mais il faut croire qu'elle fut bénie, et qu'il se distingua par un redoublement de zèle pour faire
oublier ses précédentes hésitations; plus tard en effet, il est rentré en grâce auprès de saint Paul, qui le
compte à Borne au nombre de ses compagnons d'œuvre, Philémon 24, le recommande à l'Église de
Colosses, Colossiens 4:10, et prie Timothée de le lui ramener, 2 Timothée 4:11. Il paraîtrait que, pendant
l'espace de temps qui sépara les deux captivités de Paul, Marc fut le compagnon de Pierre, auquel
l'unissait une affection filiale, et qui l'avait auprès de lui quand il écrivit sa première épître, 5:13. D'autres
pensent que le Marc nommé dans ce passage était véritablement un fils de l'apôtre, ce qui serait bien
possible, puisqu'il était marié; mais la tradition n'est pas favorable à cette opinion. D'autres encore, afin
de multiplier autant que possible, les saints et les évêques des temps primitifs, et de pourvoir ainsi tous
les évêchés, ont distingué trois Mare, le fils de Marie, le fils de Pierre et l'évangéliste; c'est encore plus
improbable, et cette manière de voir n'a pas même pour elle les apparences. Si, comme on doit le conclure
de 2 Timothée 4:11, Marc assista aux derniers jours de Paul, on peut supposer qu'après la mort de cet
apôtre, il revint en Asie, et qu'il y rejoignit Pierre. Une tradition ajoute que Pierre l'envoya prêcher
l'évangile en Égypte, qu'il fonda a Alexandrie une Église considérable, que ses travaux en divers lieux de
la Basse et de la Haute Égypte, et jusqu'à Cyrène, furent couronnés des plus beaux succès, et qu'enfin il
fut massacré au milieu d'une fête païenne par les païens d'Alexandrie, irrités du grand nombre de
prosélytes qu'il faisait chaque jour, et des attaques victorieuses qu'il avait portées à leur culte idolâtre; son
corps fut brûlé selon les uns, transporté selon les autres à Venise, où un temple magnifique qui porte son
nom lui aurait été donné comme mausolée. Tous ces bruits ont leur teinte fabuleuse, et l'on sera d'autant
moins porté à y ajouter foi que déjà Cyprien, Tertullien et Augustin refusent à l'Église d'Afrique une
origine apostolique.
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