Page 80 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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1.
L'épouse d'Elkana, rivale de Péninna, stérile d'abord, puis mère de Samuel et de plusieurs autres
enfants. 1 Samuel 1. Son histoire simple et touchante nous apprend ce que pouvait être la foi des
Hébreux, et comment ils étaient récompensés pour avoir cru en, celui qu'ils ne voyaient pas. Pour plus de
détails,
— Voir: Juges d'Israël, p. 114-118.
2.
Fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Elle fut mariée de bonne heure, et resta veuve après sept ans
de mariage. Dès ce moment, elle se dévoua tout entière au service de Dieu: tous les malins et tous les soirs
elle assistait aux sacrifices qui s'offraient dans le temple. Elle avait quatre-vingt-quatre ans lorsque Marie
vint y apporter son enfant quarante jours après sa naissance; et après que Siméon eût béni Dieu de lui
avoir fait voir son salut, Anne, inspirée par le Saint-Esprit, loua l'Éternel, et dirigea sur Jésus l'attention de
tous ceux qui croyaient aux promesses de Dieu, en le leur annonçant comme le Messie promis à leurs
pères. C'est elle qui, la première après Zacharie, prononça le mot de délivrance, rachat ou rédemption
(Δύτρωτις) en l'appliquant à l'œuvre que Jésus venait accomplir sur la terre. Luc 2:36-38.
3.
Anne ou Annanus, souverain sacrificateur, fils de Seth et beau-père de Caïphe. Il eut plusieurs
enfants, dont cinq fils qui remplirent successivement les mêmes fonctions que leur père, les uns de son
vivant, les autres après sa mort. L'un d'eux, pareillement nommé Annanus, présida, selon Flavius
Josèphe, à la mort de l'apôtre Jacques. Anne fut déposé de ses fonctions par Quirinus, légat impérial sous
le règne de Tibère, mais continua d'exercer encore une grande influence sur les affaires; il conserva le titre
honorifique de souverain sacrificateur, Actes 4:6, et fut probablement vicaire (ou Sagan) de son beau-
père, le grand-prêtre Caïphe. C'est devant lui que Jésus fut conduit d'abord après son arrestation, et soit
qu'il voulût se débarrasser d'une affaire désagréable, soit que, pour une cause de cette importance, il crût
ne pas pouvoir la prendre sous sa responsabilité, il renvoya le prisonnier devant Caïphe, qui était le
souverain sacrificateur de cette année-là, Jean 18:13. L'un et l'autre furent persécuteurs des apôtres, et
nous les retrouvons Actes 4:6, au nombre de ceux qui devaient juger Pierre et Jean coupables d'avoir
guéri un impotent.
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ANNEAUX,
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— Voir: Boucles.
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ANNÉE.
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L'année des Hébreux se divisait en six saisons, composées chacune d'un mois et de deux demi-mois. Ils
avaient deux époques, à dater desquelles ils comptaient le commencement de l'année, suivant les objets
qu'ils avaient en vue: ils avaient ainsi deux aimées différentes qui s'enchâssaient l'une dans l'autre,
l'année sacrée et l'année civile. Cette dernière commençait, comme encore chez les Juifs de nos jours, au
mois de Tisri, (mi-septembre); elle servait pour régler les jubilés et toutes les affaires civiles, Lévitique
25:8-10. L'autre, l'année sacrée, commençait au mois d'Abib ou Nisan (mi-mars), parce que c'est dans ce
mois que les Israélites furent délivrés de la captivité d'Égypte, Exode 12:2. C'est d'après elle que se
réglaient les fêtes et les services religieux; la fête de Pâque qui tombait au milieu du premier mois, était
comme la dédicace ou la mère des autres solennités.
Comme les mois des Juifs suivaient plus que les nôtres la marche de la lune, et qu'ils étaient
alternativement de 29 et de 30 jours, leur année était nécessairement plus courte que la nôtre, et ne
comptait que 354 jours et 8 heures. Pour la faire correspondre avec l'année solaire, ils devaient par
conséquent intercaler tous les deux ou trois ans, un mois supplémentaire qui se plaçait après le mois
Adar, le douzième de l'année sacrée, et qu'on appelait pour cette raison second Adar (Beadar ou Veadar).
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