Page 902 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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ordre (Exode 32-34,), devait naturellement précéder le morceau qui traite de la construction du tabernacle
(Exode 35, jusqu'à la tin du livre).
— Après la construction du tabernacle, c'était le lieu de placer les ordonnances relatives au culte qui
devait s'y célébrer, et c'est ce qui forme le sujet du Léoitique, dans lequel, avec un peu d'attention, il ne
sera pas non plus difficile de reconnaître un ordre bien suivi. Après les lois sur les sacrifices, signes et
gages de la grâce divine (1-7,), on devait attendre celles sur les personnes sacrées chargées de les offrir
(8,). La consécration solennelle du tabernacle accompagnée d'une manifestation sensible de la divinité,
racontée au chapitre 9, justifie en quelque sorte le sévère châtiment infligé aux deux fils d'Aaron qui
manquèrent au respect dû à l'Éternel (10,). Viennent ensuite les lois sur la pureté, d'après lesquelles
devait se régler l'admission dans l'édifice sacré (11-15,); et à ce morceau se rattachent très directement le
chapitre 16, contenant la description de la grande fête annuelle, par laquelle devaient être expiées toutes
les souillures du peuple, et le chapitre 17, qui attribue au tabernacle le privilège exclusif de servir au
culte, et défend l'usage alimentaire du sang, à cause de son emploi dans les expiations. Suit une
énumération des péchés dont la souillure rendrait les Israélites indignes de porter le nom de peuple saint
à l'Éternel, et de posséder au milieu d'eux la demeure du Très-Haut (18-20,); dans les deux chapitres
suivants, les lois sur la pureté, tant morale qu'extérieure, sont appliquées particulièrement aux personnes
chargées du culte (21:22,). Le chapitre 23 contient le catalogue des fêtes solennelles, qui toutes devaient se
célébrer auprès du tabernacle. Le chapitre 24, après quelques détails sur les objets sacrés qui devaient se
trouver dans le tabernacle, raconte un fait qui se passa dans ce temps-là, la punition d'un blasphémateur;
enfin, les trois derniers chapitres renferment les lois sur le jubilé, l'année sabbatique, etc., qui devaient
rappeler aux Israélites les droits de Dieu sur le pays de Canaan dans lequel ils allaient entrer.
— Après avoir parlé du tabernacle et du culte qui s'y rattachait, Moïse était conduit à indiquer sa place
dans le camp et la manière de le transporter pendant le voyage (Nombres 1-4,); il raconte comment, en
conséquence des lois sur la pureté mentionnées dans le Lévitique, un certain nombre de personnes furent
en effet exclues du camp (5:1-4,); il énumère diverses ordonnances qui furent données occasionnellement
à cette époque (5:5-31, 6,); puis, comme les dons faits par les douze chefs de tribus pour le service du
tabernacle, furent alors seulement remis aux lévites pour cet usage, ils sont inscrits et énumérés (7,); la
consécration solennelle des lévites et leur entrée en charge trouve naturellement ici sa place (8,). Le
chapitre 9 contient quelques détails sur la célébration de la pâque et sur la nuée merveilleuse, et quelques
prescriptions amenées par les circonstances; enfin, comme les Israélites allaient se remettre en route, les
dix premiers versets du chapitre 10 devaient parler des trompettes sacrées. (Cette section va ainsi de
exode 19, à Nombres 10:10)
Section V.
— Les événements qui s'écoulèrent depuis le départ de Sinaï jusqu'au commencement de la quarantième
année du voyage, sont assez brièvement racontés; le plus saillant est la révolte du peuple, lors du retour
des espions, pour laquelle, après être arrivé à la frontière du pays de Canaan, il fut condamné à errer
encore trente-huit ans dans le désert, et tous les Israélites âgés de plus de vingt ans exclus du pays
promis. (Nombres 10:11-19,).
Section VI.
— Le récit du voyage de la nouvelle génération, depuis Kadès-Barné jusqu'aux plaines de Moab, occupe
le reste du livre. Les deux premiers chapitres nous montrent que la nouvelle génération, était non moins
que celle qui avait été condamnée à périr peu à peu dans le désert, l'objet des manifestations de la justice
aussi bien que de la grâce de Dieu; eaux miraculeuses, victoires sur les ennemis, serpent d'airain, etc. (20
et 21,); l'histoire de Balaam est racontée avec beaucoup de détails pour montrer comment toutes choses
doivent concourir au bien des enfants de Dieu (22-24,), mais immédiatement après, Moïse doit raconter
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