commencement du son de la septième trompette de l'Apocalypse, époque à laquelle les royaumes de ce
monde seront remis, et où les saints seront mis en possession du royaume. Cette période forme donc un
grand calendrier prophétique de 2,520 ans, ou sept fois 360 ans. Les 1260 jours prophétiques de Daniel et
de saint Jean, désignés aussi par trois ans et demi (d'années), en forment la dernière moitié. Les trois
premières bêtes, celles qui désignaient les Babyloniens, les Perses et les Macédoniens, avaient déjà été
englouties, du temps de saint Jean, par la quatrième bête, qui représentait la puissance romaine. Ainsi, les
prophéties de l'Apocalypse ne concernent que cette dernière, qui existait alors seule sur la terre. Le
théâtre de l'Apocalypse, c'est donc l'empire de Rome.
Les destinées de cet empire et de l'Église qu'il renferme, sont écrites dans le livre mystérieux scellé de sept
sceaux, 5:1; sq. C'était un grand volume formé de sept volumes distincts, roulés l'un sur l'autre à la
manière des livres anciens. L'arrangement de toutes les prophéties apocalyptiques est admirable: elles
suivent un ordre chronologique. Le septième volume, sept fois plus grand que les six premiers, renferme
la vision des sept trompettes, laquelle nous conduit jusqu'à la fin des temps, et pareillement, la septième
trompette, qui est la dernière, cf. 1 Corinthiens 15:52; 1 Thessaloniciens 4:16, comprend les sept coupes
par lesquelles la colère de Dieu est accomplie. Ainsi le septième volume, la septième trompette et la
septième coupe, se terminent tous ensemble avec la chute du dernier royaume terrestre et rétablissement
du règne visible de Jésus-Christ sur la terre.
À ce grand volume scellé, l'esprit de prophétie a ajouté un codicille, ou une récapitulation prophétique:
c'est le petit livre ouvert qui commence par ces mots: «Il faut que tu prophétises derechef», etc., 10:11. Ce
livre ouvert concerne principalement les événements des 1260 jours prophétiques de la révolte de l'Église
de Rome, et nous en trouvons l'archétype dans les visions du prophète Ézéchiel, contenues dans le petit
livre qui lui fut donné à manger, Ézéchiel 2:8.
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APOCRYPHES.
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C'est le nom qu'on donne à certains livres, reliés quelque fois avec la Bible, entre l'Ancien et le Nouveau
Testament, et qui cependant ne font pas partie du volume inspiré. Quoique leur nom même ne se trouve
pas dans la Bible, nous avons cru pouvoir en dire quelques mots, soit parce qu'une partie de la chrétienté
les regarde comme divins, soit parce que c'est par les apocryphes seuls qu'on peut juger du caractère et de
l'histoire des Juifs, 3 ou 400 ans avant Christ, soit enfin parce que le Nouveau Testament semble y faire
parfois des allusions indirectes.
Les anciens chrétiens les lisaient, si ce n'est en entier, du moins en partie; mais ils n'en faisaient lecture
que chez eux et jamais dans leurs assemblées: ils ne les admettaient pas au nombre des écrits canoniques.
Aucun de ces livres ne fut reconnu comme inspiré par les Juifs, «auxquels les oracles de Dieu avaient été
confiés.» Philon qui les connaît, leur emprunte quelquefois des phrases ou de belles expressions, mais il
ne les cite jamais comme ayant une autorité divine ou canonique, et Flavius Josèphe (C. Ap. 1, 8) déclare
expressément que, chez les Juifs, «les apocryphes étaient d'un degré de crédibilité inférieur à celui des
livres canoniques.» Au deuxième siècle de l'ère chrétienne, Méliton dressa le catalogue des livres sacrés,
et les apocryphes n'y sont pas mentionnés; ni Origène au troisième siècle, ni au quatrième Épiphane,
Athanase, Cyrille, ne reconnaissent leur authenticité. Jérôme et Ruffin nomment quelques livres
apocryphes qu'ils déclarent positivement n'être pas canoniques. Dès lors l'Église, se corrompant de jour
en jour davantage, en admit au fur et à mesure quelques-uns, jusqu'à ce qu'enfin le concile de Trente,
tenu en 1550, sous le pontificat de Pie IV, les déclara tous d'autorité divine.
Il suffit d'un peu d'attention pour s'assurer que ces livres ne procèdent pas du Saint-Esprit. Non
seulement ils n'ont pas la majestueuse simplicité des autres, mais encore ils renferment un grand nombre
de choses mauvaises, mensongères et opposées aux oracles de Dieu.
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