Page 919 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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PHÉBÉ,
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diaconesse de l'église de Cenchrée près de Corinthe. Saint Paul, à qui elle avait donné l'hospitalité, la
recommande aux chrétiens de Rome, Romains 16:1, et l'on croit que ce fut elle aussi qui fut chargée, ainsi
que l'indique la souscription de cette lettre, de porter aux Romains l'épître que l'apôtre leur adressait.
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PHÉNICIE.
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Ce nom dérive, suivant les uns, du mot grec φοΐνιξ qui signifie palmier; suivant d'autres, de Phénix, frère
de Cadmus, lequel, après avoir en vain cherché sa sœur Europe, que Jupiter avait enlevée, sous la forme
d'un taureau, se fixa sur cette côte à laquelle il donna son nom. D'autres disent que des Phéniciens, qui
habitaient d'abord sur les bords de la mer Rouge, vinrent former plus tard des établissements sur un
point des côtes de la Méditerranée, auquel ils donnèrent leur nom.
La Phénicie n'est qu'une langue de terre resserrée entre la mer et les montagnes; quelques auteurs en
prolongent l'étendue jusqu'aux limites de l'Égypte; mais, depuis la conquête de la Palestine par les
Hébreux, la Phénicie était assez bornée, et ne possédait rien dans le pays des Philistins: elle avait aussi
très peu d'étendue du côté des terres. Avant que Josué eût fait la conquête de la terre promise, tout ce
pays était habité par les fils de Cam, partagés en onze familles; celle de Canaan, la plus puissante, reçut
des Grecs le nom de Phénicie, à cause des nombreux palmiers qu'ils trouvèrent chez eux. Ce furent les
seuls peuples dont quelques débris conservèrent leur indépendance sous Josué, les juges et les rois. Plus
tard, sous les Maccabées, la Phénicie devint une province de Syrie, unie à la Célésyrie, et gouvernée avec
cette dernière province par un seul et même chef ou sous-gouverneur, 2 Maccabées 3:5, etc. Dans le livre
des Actes 11:19; 15:3; 21:2,3, elle est unie tantôt à Chypre et à la Syrie, tantôt à la Samarie, et désignée
comme un pays de côtes; elle était alors romaine, et appartenait à la province de Syrie.
Les limites de la Phénicie étaient peu déterminées; elle comprenait les îles situées près des côtes, telles
que celle d'Aradus. Ses frontières septentrionales étaient marquées par le fleuve Éleutherus; à l'orient
s'élevait la chaîne du Liban; à l'occident la mer; au sud peut-être la ville de Dora et les hauteurs du
Carmel. Le nom de Phénicie était ainsi pris dans un sens tantôt plus large, et tantôt plus restreint. Toute la
contrée formait une plaine fertile, bien arrosée, semée de collines, de villes et de campagnes magnifiques;
c'est maintenant encore une des plus belles parties de l'Asie Mineure. Tyr et Sidon sont les villes les plus
connues de la Phénicie; d'autres sont encore nommées, soit dans l'Écriture sainte, soit dans les
apocryphes, Orthosia (Aradus), Tripolis, Byblos, probablement aussi Bérytus (— Voir: Bérothaï).
Les Phéniciens surent mettre à profit toutes les ressources que leur offrait leur étroit territoire: le Liban
leur fournissait en abondance du bois de construction; près de Sarepta, ils trouvaient des mines de fer et
de cuivre; les côtes abondaient en coquillages à pourpre; l'argile et le sable servaient à la fabrication du
verre. Tout se réunissait pour faire des Phéniciens le peuple le plus industrieux et le plus commerçant de
l'ancien monde; ils eurent, en conséquence, des colonies et des stations de commerce dans tout l'Orient,
dans les îles de la Grèce, en Italie, en Sicile, en Espagne, sur les côtes d'Afrique, pour l'écoulement, soit de
leurs propres produits en verre, en fin lin, en teintures, soit des produits des nations qu'ils visitaient, et
avec lesquelles ils faisaient des échanges, Ézéchiel 27:12, sq. Ésaïe 23:1. Ils tiraient l'ambre du nord de
l'Europe, l'étain de l'Angleterre, et faisaient, du temps de Salomon, le voyage d'Ophir, 1 Rois 9:27; 10:22.
D'après quelques indications de Diodore de Sicile (4, 23; 5, 19), il paraîtrait même qu'ils poussèrent
jusqu'en Amérique. La plus célèbre de leurs colonies fut celle de Carthage. D'après l'historien Procope, on
trouva à Tingis, en Afrique, deux colonnes de marbre blanc dressées près de la grande fontaine, où on
lisait, en caractères phéniciens:«Nous sommes des peuples qui avons pris la fuite devant Jésus (Josué), fils
de Navé (Nun).» Ils se distinguaient comme architectes et sculpteurs; on les regarde comme les
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