Page 925 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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à Philippes les cultes les plus divers, un culte romain, un grec, un macédonien, un asiatique, les mystères
de Samothrace, une assemblée juive, une église de judéo-chrétiens et de chrétiens d'entre les gentils. Luc
et Timothée restèrent à Philippes, comme cela ressort de la forme du récit, le dernier moins longtemps
que le premier. Cette église resta en rapports avec l'apôtre et lui envoya des dons pour subvenir à ses
besoins à Thessalonique, Philippiens 4:16, et à Corinthe, 2 Corinthiens 11. Saint Paul fait l'éloge de ses
membres, 2 Corinthiens 8:1-2. Dans son troisième voyage missionnaire, allant d'Éphèse à Corinthe, il
passe pour la seconde fois par la Macédoine; il visite les Philippiens à son retour et célèbre avec eux la
Pâque, Actes 20:3-6; c'est alors seulement que saint Luc paraît s'être réuni de nouveau à l'apôtre, et avoir
quitté Philippes.
Le livre des Actes ne nous dit rien de plus sur cette église, mais l'Épître aux Philippiens nous montre
qu'elle s'était agrandie et qu'elle avait derechef envoyé des dons à Paul par Épaphrodite, un de ses
membres, 4:18. Paul avait donc reçu directement de ses nouvelles; il lui donne des siennes dans sa lettre,
et annonce à l'Église le prochain retour d'Épaphrodite et l'arrivée de Timothée, 2:19,25. Les circonstances
de cette Église, le but dans lequel l'épître a été composée, le temps où elle a été écrite, ne peuvent être
compris que par la lettre même;
— Voir: Paul.
Son authenticité est presque incontestée, et dans tous les cas incontestable; les plus anciens témoignages
parlent en sa faveur; Ignace, Polycarpe, Irénée, Tertullien, Clément d'Alexandrie, Origène et Cyprien la
citent directement ou indirectement; les plus anciens canons la contiennent, même le recueil de Marcion;
enfin elle porte en elle-même l'empreinte de la spontanéité, le cachet de l'authenticité au plus haut point,
repoussant toute apparence même de falsification motivée par l'intérêt d'une secte. L'esprit qu'elle
respire, c'est surtout celui de l'humilité, de l'amour, et de l'abnégation chrétienne; l'apôtre y parle à
plusieurs reprises de la joie que lui donne l'état spirituel de ce troupeau. On peut indiquer comme un
excellent commentaire, celui de M. Rilliet (Genève 1841); à la fois savant, clair, et sobre, il est précédé
d'une introduction qui sera lue avec intérêt par des lecteurs de cultures fort diverses. Un commentaire
autographié de Steiger (Lausanne 1836) publié après la mort de l'auteur et d'après les notes de quelques-
uns de ses meilleurs élèves, se recommande également sous plusieurs rapports, malgré l'imperfection
inséparable d'une publication de ce genre. Enfin nous avons lu avec bénédiction les Notes sur cette épître,
autographiées à Lausanne 1843, par un frère de l'École de Plymouth. Les ouvrages spéciaux sont au reste
nombreux sur cette épître; on en trouvera la liste à la page 96 du commentaire de Rilliet, nous n'y
ajouterons que le nom d'Usteri (Zurich), et celui de Storr (Tubingue 1783).
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PHILISTINS,
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peuplade des bords de la Méditerranée, Sophonie 2:5 (mer qui est aussi appelée à cause de cela la mer des
Philistins, Exode 23:31). Ils habitaient au sud-ouest de la Judée, Ésaïe 11:14, le ruban compris entre
Hékron et le torrent d'Égypte, le penchant occidental des montagnes de Juda, touchant aux tribus de Dan,
de Siméon et de Juda, Josué 13:3. Le nom hébreu de ce pays était Pelèsheth, que nos versions ont
malheureusement rendu par Palestine, Exode 15:14; Psaumes 60:8; Joël 3:4; en l'absence d'un autre nom,
nous le rendrions plutôt par Philistée; on l'appelait aussi tout simplement le pays des Philistins, 1 Samuel
27:1; 29:11; etc. Les Septante traduisent souvent le nom hébreu par étrangers, non seulement à cause des
données historiques de Genèse 10:14; Amos 9:7, mais encore et surtout à cause de sa signification
étymologique, palash signifiant émigrer, comme en éthiopien falasa. D'après Genèse 10:14, les Philistins
seraient les descendants des Chasluhim, tandis que d'après Jérémie 47:4; Amos 9:7, ils descendraient des
Caphthorim; on suppose que dans le premier de ces passages il y a eu transposition d'un mot, ce qui
serait rendu assez probable par le fait que Moïse lui-même les fait ailleurs aussi descendre de Caphthor,
Deutéronome 2:23; mais s'il y a eu transposition, l'erreur est fort ancienne, puisqu'elle se trouve, non
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