Page 927 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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trouvent sur son territoire un chemin commode et sûr; Pharaon Néco, d'abord, puis Alexandre le Grand
s'emparent successivement de Gaza, Jérémie 47:1. Au retour de l'exil enfin, les haines s'étant apaisées
chez les uns, les autres ayant oublié les défenses de leur Dieu, les Philistins et les Juifs contractèrent des
alliances qui sont vivement reprochées à ces derniers, Néhémie 13:23.
Les livres des Maccabées nous montrent encore les Philistins comme sujets de la Syrie; quelques-unes de
leurs villes sont conquises par des rois juifs, Pompée les incorpore à la province romaine de la Syrie,
Auguste les donne à Hérode, et le nom du pays lui-même se perd, ou plutôt il change de forme et de
signification; la Palestine désigne dès lors toute la contrée située entre le Liban et l'Égypte, la mer et le
Jourdain. Ainsi s'éteignit ce petit peuple de guerriers qui, tantôt vainqueurs orgueilleux, tantôt vaincus et
soumis, mais jamais domptés et abattus, s'occupèrent toujours de réparer leurs pertes ou d'agrandir leurs
conquêtes, et revinrent à la charge contre Israël aussi longtemps qu'ils existèrent l'un «t l'autre comme
nation, et qu'une occasion favorable leur partit offrir une chance de succès.
— Nous ne savons que peu de chose de leur vie intérieure et nationale; ils paraissent avoir été un peuple
cultivé et industrieux, surtout pour ce qui tient à la guerre; une tradition leur attribue l'invention de l'arc
et des flèches; ils s'occupaient d'agriculture et notamment des vignobles, Juges 15:5; cf. Genèse 26:1; peut-
être aussi faisaient-ils un commerce de transit avec l'Égypte. Aux jours de Saül leurs fabriques fournirent
aux Israélites des armes et des instruments d'agriculture, 1 Samuel 13:20, par où l'on voit qu'ils
connaissaient l'art de travailler le fer. Quant à leur culte, il ne devait pas être très différent de celui des
Phéniciens; Astarté, et les dieux-poissons de Dagon et d'Atergatis (Derceto) paraissent avoir reçu leurs
hommages;
— Voir: ces articles.
Bahal-Zébub résidait à Hékron. Ils possédaient en assez grand nombre des prêtres et des devins, 1
Samuel 6:2: leurs enchanteurs étaient célèbres, Ésaïe 2:6, et quelques-uns de leurs oracles étaient visités
par des gens du dehors, 2 Rois 1:2. On voit par 2 Samuel 5:21, qu'ils avaient l'habitude de porter à la
guerre les images de leurs dieux. La circoncision leur était étrangère, 1 Samuel 18:25; 2 Samuel 1:20. Leur
langue appartenait à la même famille que le phénicien et l'hébreu, car tous leurs noms propres
s'expliquent par la connaissance de cette dernière langue, mais elle constituait, ou elle constitua peut-être
avec le temps, un dialecte qui en différait d'une manière assez notable, Néhémie 13:24.
Les prophètes ont dû s'occuper des Philistins dans leurs oracles; outre les passages déjà cités, nous
voyons qu'ils leur reprochent leur haine, leur cruauté, et leurs superstitions, Ésaïe 2:6; Amos 1:8; Ézéchiel
25:15, et Michée 1:10,14, qui nomme pour la dernière fois Gath démolie par Hozias. Dans un chant
guerrier, Jérémie (47:1) menace les Philistins de la désolation de leur pays, cf. Sophonie 2:4-7. Ézéchiel
annonce que ces maux leur arriveront à cause des dispositions hostiles qu'ils ont manifestées lors de la
calamité qui renversa Juda, et Sophonie promet à sa nation la possession du pays des Philistins après leur
retour de l'exil; cf. Abdias 19; Mais Zacharie 9:6; et Psaumes 87:4, donnent l'espérance que les Philistins se
convertiront au vrai Dieu: l'accomplissement de cette prophétie appartient aux derniers temps.
La maladie qui affligea les Philistins pendant que l'arche séjournait au milieu d'eux, 1 Samuel 5:6, est
difficile à déterminer: nos versions traduisent l'hébreu par hémorroïdes, ulcères à l'anas, et il est assez
probable en effet que c'est de cette affreuse maladie qu'il est question; la plupart des anciens auteurs
l'entendent ainsi. D'autres cependant traduisent dysenterie, ténesme, varices, fistules, etc. On a voulu
expliquer d'une manière naturelle comment cette maladie, quelle qu'elle soit, a pu atteindre à la fois toute
une population, ou du moins une fort grande partie d'entre elle. Lichtenstein y voit une espèce de plaie
d'Égypte, la multiplication prodigieuse d'une sorte d'araignée, la solpuga fatalis, de la grandeur d'une
musaraigne, dont la morsure est extrêmement douloureuse: il regarde en même temps cette plaie comme
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