identique avec celle des souris qui ravageaient le pays, 6:4; mais outre que dans ce dernier passage il ne
peut être question que de souris proprement dites, la solpuge fatale n'a été observée qu'au Bengale;
l'espèce perse et asiatique n'est point aussi dangereuse que la première, qui s'en prend surtout aux parties
secrètes, et cause des blessures enflammées, qui occasionnent souvent la mort. Cette opinion est donc
abandonnée, et l'on ne saurait trouver aucune autre explication naturelle du châtiment divin. Que les
Philistins aient fait et suspendu dans leur temple des représentations des souris et de leurs hideux
ulcères, il n'y a rien là d'étrange: les païens n'en font pas d'autres, et Diodore de Sicile, 1:22, nous dit que
toutes les nations de l'antiquité offraient dans leurs temples, en ex voto, des images des parties de leur
corps qui avaient été guéries de maladies; on peut voir encore Aristoph. Acharn. 242 (dans le scholiaste),
et Hérodote 1, 105, des faits qui rappellent d'une manière frappante l'histoire de la maladie et de la
guérison des Philistins.
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PHILOLOGUE,
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disciple de Rome, inconnu, Romains 16:15. Son nom (ami de la science), a fait croire que c'était un esclave
affranchi et versé dans les lettres. Une tradition le compte au nombre des soixante-dix disciples, et le fait
consacrer plus tard par André comme évêque de Sinope dans le Pont.
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PHINÉES,
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1.
fils d'Éléazar et petit-fils d'Aaron, Exode 6:25; 1 Chroniques 6:4,50; Esdras 7:5; 8:2; Nombres 25:7.
Du vivant de son père il fut nommé chef supérieur des lévites, Nombres 3:32; 1 Chroniques 9:20, et à sa
mort, il lui succéda comme souverain pontife, Josué 24:33; Juges 20:28. Sa famille perdit depuis Héli
jusqu'à Abiathar, probablement par l'indignité de l'un de ses membres, l'honneur de fournir des
souverains sacrificateurs; elle ne recouvra ce droit que sous Tsadoc. Deux faits nous font seuls connaître
la vie et le caractère de Phinées: le premier est rapporté Nombres 31:6; sq. Les Madianites avaient apporté
l'impureté dans le camp d'Israël; un ordre divin avait condamné à être pendus tous ceux qui
s'abandonneraient à ces désordres (25:4); seuls, Zimri et Cosbi, qui peut-être s'étaient absentés, avaient
évité l'exécution de la sentence: ils reviennent dans le camp, ils affrontent à la fois la pudeur et la religion;
Phinées, indigné, pénètre dans leur tente, et frappe de sa lance les deux coupables; il dut à son zèle
l'honneur d'être choisi par Moïse pour être témoin contre Madian, en accompagnant comme souverain
sacrificateur les guerriers qui vont se partager le butin; il lui dut aussi la sacrificature et la promesse
qu'elle serait héréditaire dans sa famille. Cette action ne peut être jugée ni par nos mœurs, ni même par
nos idées religieuses, elle était orientale et juive. En frappant les fornicateurs, Phinées exécutait une
sentence de mort déjà prononcée; il n'était point meurtrier mais bourreau, et cette charge était souvent un
honneur en Orient. Il agissait ensuite conformément à l'esprit de la théocratie, en exterminant deux
ennemis de Dieu, et son zèle pouvait n'avoir rien de charnel. Pour le comprendre il faut se mettre à la
place de Phinées, voir le peuple en deuil, les anciens en prières, Dieu irrité, la conquête de Canaan
compromise, et deux coupables impunis, braver ce spectacle et rester indifférents à tant de souffrances et
de sérieux appels; l'indignation devait parler, se faire jour, un sang jeune et fidèle ne pouvait rester froid;
la vengeance ne fut point calculée, elle fut inspirée.
— Plus tard, après la conquête, Phinées reparaît. Les tribus occidentales craignent que celles qui sont de
l'autre côté du Jourdain n'abandonnent le culte de Moïse; un autel qui s'élève justifie leurs craintes, mais
avant de prononcer, elles envoient vers ces frères qui paraissent s'égarer, une ambassade à la tête de
laquelle on place Phinées. Dans un discours touchant, qui respire le zèle de la maison de Dieu, et l'amour
le plus vrai pour ses frères, Phinées (il est du moins probable que c'est lui) expose les craintes d'Israël, et
appelle les tribus soupçonnées à se justifier. La réponse qu'il reçoit, calme les inquiétudes qu'il avait
conçues, et, plein de joie, il revient à Silo porter à l'assemblée cette heureuse nouvelle. Partout dans sa
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