Page 929 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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conduite on sent un caractère généreux, une âme ardente, un cœur aimant; la vivacité et la douceur
s'unissent en lui; prompt à craindre le mal, il est prompt à excuser ses frères et à reconnaître une méprise.
2.
Fils d'Héli.
— Voir: Hophni.
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PHLÉGON,
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disciple de Rome, Romains 16:14, inconnu; probablement Grec d'origine.
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PHRYGIE,
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Actes 16:6; 18:23, petite province de l'Asie Mineure, bornée au nord et à l'est par la Galatie, qui lui
appartenait avant l'établissement des Galates: la contrée entière, avant l'époque de ce démembrement,
portait le nom de Grande Phrygie. Au sud le Taurus la sépare de la Pisidie; à l'ouest et au nord la Phrygie
avoisine, sans frontières naturelles bien marquées, la Carie, la Lydie, la Mysie, et la Bithynie; à l'est est la
Cappadoce ou Leuco-Syrie, et la Lycaonie. On appelait Épictetus ou Phrygie d'acquisition, une partie de
ce pays qui avait d'abord appartenu à la Bithynie et que les Romains en détachèrent pour la joindre au
royaume de Pergame. C'est là que la mythologie a placé plusieurs de ses héros et de ses fables: Arachné
changée en araignée, Philémon en chêne, Baucis en tilleul, et Tantale connu par son supplice, non moins
que par son crime. La contrée était bien arrosée et fertile; le bétail, et surtout le menu bétail, y prospérait.
Les villes phrygiennes nommées dans le Nouveau Testament sont Hiérapolis, Colosses, et Laodicée, q.v.
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PHYGELLE,
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— Voir: Hermogène.
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PHYLACTÈRE,
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Matthieu 23:5, nom d'étymologie grecque, et signifiant préservatif. Les Juifs postérieurs à l'exil
nommaient ainsi des bandelettes de parchemin sur lesquelles étaient écrits des passages de l'Ancien
Testament, et qu'à l'exemple des païens, ils portaient au front ou au bras en guise d'amulettes. Cette
coutume se fondait sur une interprétation littérale et mal entendue de Exode 13:9,16, et de Deutéronome
11:18; 6:8. Les Juifs écrivaient sur leurs phylactères les quatre passages suivants:
1.
Deutéronome 11:13-22.
2.
lbid. 6:4-10.
3.
Exode 13:11-17.
4.
Ib. 13:1-10, selon l'ordre qu'ils croyaient en avoir reçu. C'étaient surtout les hommes, et au
moment de prendre leurs repas, qui s'en servaient. On les mettait au bras gauche, allant du coude jusqu'à
l'extrémité du doigt du milieu; c'était le bras du cœur: on les mettait aussi sur le front, les courroies qui les
retenaient faisant un nœud derrière la tête, et venant se rejoindre sur le front. Après s'en être servi, on les
roulait en pointe, et on les enfermait dans une espèce d'étui de veau noir (Léon de Modène, Cér. des Juifs
1, 2, 4) Les phylactères étaient destinés à rappeler solennellement à ceux qui les portaient, l'observation de
la loi, et l'obligation de s'appliquer de tête et de cœur à la connaissance et à la pratique de la vérité: ils ont
fini par n'être plus que de vains joujoux, comme les chapelets, les rosaires, etc.; l'esprit de l'institution s'est
perdu, la matière est restée; ce ne furent plus des souvenirs, des aides, mais des pénitences, des
ornements, ou des symboles de l'orgueil spirituel.
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