Page 96 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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À côté de ces écrits se placèrent d'autres livres. Les uns avaient uniquement en vue l'édification, comme le
célèbre Pasteur d'Hermas qui est cité avec respect et entouré d'une sorte d'autorité morale. Les autres,
dictés par l'imagination, avaient pour but de suppléer aux lacunes du Nouveau Testament sur la vie de
Jésus, et de fournir une pâture à la curiosité avide des âmes pieuses. Tels sont le Protévangile de Jacques,
les Évangiles de Marie, de l'enfance, de Thomas, de Nicodème, etc. M. Cellérier a fait entre ces derniers
écrits et les Évangiles inspirés un parallèle intéressant. (Origine du Nouveau Testament p. 174-215) Une
de ses remarques est assez importante pour être rappelée ici. «Ces Apocryphes ne sont point l'ouvrage
d'imposteurs individuels, mais le résultat de l'imagination, des opinions, des préjugés du temps,
l'ouvrage successif et en quelque sorte national des compatriotes ou des contemporains du Sauveur. On y
voit, en d'autres termes, de quoi nos Évangiles eussent été infailliblement remplis s'ils n'eussent été
divins... Pour traduire la chose en langue scientifique, ces écrits sont des mythes, et nos Évangiles, s'ils se
fussent formés de la même manière, ne leur seraient pas supérieurs.» M. Cellérier avait à l'avance et en
deux mots, réfuté le fameux système de Strauss.
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APOLLONIE.
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Il y avait une ville de ce nom en Illyrie, et une autre au nord du pays de Canaan; mais celle dont il est fait
mention Actes 17:1, était une ville de Macédoine, fondée par-les Corinthiens, à 36 milles romains (62
kilomètres), sud-ouest de Thessalonique, et qui n'est guère connue que par la circonstance que César-
Auguste y étudia la langue grecque; (aujourd'hui Paleo-Chori).
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APOLLOS,
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Juif d'Alexandrie, qui arriva à Éphèse dans le temps même où Paul entreprenait son troisième voyage à
Jérusalem. C'était un homme éloquent, et profondément versé dans les Écritures. Quoiqu'il ne connût
encore que le baptême de Jean, il enseignait avec chaleur les choses qui regardaient le Seigneur Jésus.
Aquilas et Priscille l'ayant entendu prêcher avec hardiesse dans la synagogue, le prirent chez eux et
l'instruisirent plus à fond de la doctrine chrétienne. Il partit d'Éphèse pour l'Achaïe, muni de lettres de
recommandations, et il fut très utile aux nouveaux convertis en les affermissant dans la foi. De Corinthe il
se rendit dans l'île de Crète avec Zénas; puis à Éphèse, où il était lorsque Paul écrivait sa première lettre
aux Corinthiens, Actes 18:24; 19:1; 1 Corinthiens 16:12; Tite 3:13.
— Quelques personnes pensent que la prédication d'Apollos à Corinthe y avait occasionné le schisme
dont saint Paul fait mention dans sa première épître; mais d'autres, et cette opinion paraît plus
vraisemblable, croient que Paul emploie les noms d'Apollos et de Céphas par ménagement pour les vrais
auteurs du schisme, pour généraliser ses observations et pour rendre ses raisonnements d'autant plus
concluants, 1 Corinthiens 1:12; 3:4,6; 4:6.
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APOLLYON,
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— Voir: Abaddon.
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APOSTOLAT,
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mission, charge d'apôtre, 1 Corinthiens 9:1-2; 2 Corinthiens 12:12. Il paraîtrait, d'après ces passages, que
pour être capables d'exercer l'apostolat dans le sens spécial du mot, il fallait avoir vu notre Seigneur
Jésus-Christ, être autorisé par lui à rassembler en tous lieux son Église, et se rendre recommandable par
une grande patience, des signes, des prodiges et des miracles: quelques-uns y ajoutent même
l'infaillibilité d'enseignement, et le don de communiquer le Saint-Esprit par l'imposition des mains, Actes
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