Page 97 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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8:17. Nous laissons à la dogmatique ce qui lui appartient, le droit de discuter en détail et à fond les
questions si graves qui se rapportent à l'apostolat, à la manière dont il était transféré, aux caractères qui le
constituaient, aux signes auxquels on le reconnaissait, à son exclusisme et à la possibilité ou
l'impossibilité de voir cette charge se prolonger au-delà du siècle dit apostolique. Nous nous bornerons à
quelques observations. Le passage Galates 2:14, semble prouver que l'infaillibilité n'était pas un des
caractères immuables de la charge d'apôtre, et l'on ne peut douter que lorsque Simon Pierre «ne marchait
pas de droit pied selon la vérité de l'Évangile», son enseignement ne s'en ressentît d'une manière
fâcheuse. En outre, il n'est point dit 1 Corinthiens 9:1-2, qu'il fallût avoir vu le Seigneur pour être apôtre:
c'est en passant que saint Paul dit: «N'ai-je pas vu notre Seigneur Jésus-Christ!» tout comme il dit au
même verset: «Ne suis-je pas libre?» sans que cela entraîne le moins du monde, pour l'apôtre, l'obligation
d'être libre ou de se démettre de sa charge s'il vient à perdre sa liberté. Le Nouveau Testament ne nous
donne aucune règle bien précise sur les conditions d'admission dans le corps apostolique: nous y voyons
entrer, outre les douze, Matthias, Actes 1:26; saint Paul, 1 Corinthiens 9:1; Barnabas, Actes 14:14;
Andronique et Junias, Romains 16:7; Épaphrodite, Philippiens 2:25. (dans l'original) et d'autres. Notre
Sauveur lui-même est appelé dans l'Épître aux Hébreux 3:1, l'apôtre et le souverain sacrificateur de notre
profession. Ce qui est sur, c'est que cette charge sacrée se manifestait d'une manière sensible, de telle sorte
que les chrétiens ne pussent s'y tromper; et pour exprimer cette pensée encore plus clairement, il paraît
qu'en général 2 Corinthiens 12:12, on reconnaissait un apôtre à ses œuvres plutôt qu'au mode de sa
nomination. C'est du moins le principe duquel saint Paul semble partir toutes les fois qu'il aborde ce
genre de sujets.
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APÔTRE
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(f, l'art précédent) missionnaire, messager, envoyé. On désigne spécialement sous ce nom les douze
disciples que notre Seigneur chargea d'une façon particulière de fonder son Église. Après sa résurrection,
il les envoya prêcher l'Évangile et baptiser; et non seulement il leur donna le pouvoir de faire des
miracles, mais encore il voulut qu'ils pussent conférer ce pouvoir à d'autres. Leurs noms se trouvent
Matthieu 10:2; Marc 3:16; Luc 6:14; Actes 1:13. L'ordre dans lequel ils sont nommés paraît arbitraire.
Quelques-uns ont cru qu'ils étaient rangés suivant l'ordre dans lequel ils furent appelés; mais il paraît
d'après Jean 1:40, qu'André fut le premier qui reçut vocation, tandis qu'il n'est nommé que le second dans
Matthieu, le cinquième dans Marc. D'autres ont cru y voir l'établissement d'une espèce de hiérarchie
commençant par Pierre et finissant par Judas lscariot; mais, s'il y a peut-être quelque chose de vrai dans
les extrêmes, il n'en est pas de même pour les intermédiaires, et la preuve en est dans le fait que l'ordre
n'est pas le même dans les quatre catalogues qui nous en sont donnés. Quant à Judas lscariot, il va sans
dire qu'on ne pouvait lui donner d'autre place que la dernière; il n'y a pas besoin de supposer une
hiérarchie pour cela.
— Cinq d'entre eux nous ont laissé des écrits, Matthieu, Jean, Pierre, Jacques le Mineur et Jude. Nous les
retrouverons, du reste, à leur article spécial.
Soulignons que le ministère d’apôtre n’est plus en vigueur de nos jours, il était désigné uniquement pour l’enfance
de l’Église, une fois le but accompli il a cessé avec tous les dons miraculeux qui lui étaient propre.
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APPEL.
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«J'en appelle à César», dit saint Paul, Actes 25:11. Tout citoyen romain avait le droit d'en appeler des
gouverneurs de province à l'empereur lui-même. Pline, dans une de ses lettres à Trajan, dit qu'il avait
pour habitude et pour système d'envoyer à Rome les citoyens romains qu'on lui déférait pour cause
d'attachement au christianisme.
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APPIE ou Apphie.
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