1:1, et que le verset 16 ne fait que rappeler en passant, en parlant du moment où le soleil devint lumineux
pour la terre.
Le fameux passage de saint Pierre, 3:5-13, qui résume en quelques mots les destinées de notre planète,
autorise la différente interprétation du mot cieux dans les versets 1 et 8, et montre que le ciel du deuxième
jour, c'est-à-dire l'atmosphère, suit le sort de notre globe et de ses révolutions. Il est évident, en effet, que
les cieux antédiluviens qui ont été détruits, ne comprenaient pas les astres, car alors le soleil, la lune, et les
étoiles qui existaient avant le déluge auraient aussi péri; la future destruction par le feu, des cieux et de la
terre d'à présent, n'est donc point non plus une catastrophe qui doive envelopper tout l'univers, mais
seulement une grande révolution qui doit changer l'état et l'apparence de notre globe; un feu purifiant
qui le nettoiera de sa souillure comme l'or fondu dans le creuset est dégagé par le feu des matières
impures qui le ternissent; révolution après laquelle le monde et ses habitants seront rétablis dans l'état de
pureté et d'innocence, d'où le péché d'Adam les avait fait déchoir.
L'interprétation que nous venons de donner du verset 1 semble confirmée aussi par l'expression
remarquable qui termine le verset 3 du deuxième chapitre: «Dieu se reposa de toute l'œuvre qu'il avait
créée pour être faite.»
— Ne semble-t-il pas que ce passage est un de ceux dans lesquels le Tout-Puissant soulève à nos yeux un
coin du voile qui nous cache la profondeur de ses conseils? Ne semble-t-il pas nous dire qu'il avait de
longue main préparé une demeure aux hommes, qu'il avait créé cette terre dans les jours d'autrefois pour
être faite, c'est-à-dire pour être façonnée plus tard, de manière à ce qu'elle pût être habitée par des
créatures dans lesquelles il voulait mettre son plaisir? Proverbes 8:31.
Il fit toutes ces choses par degrés, ajoutant une bonne chose à une autre bonne chose, jusqu'à ce qu'il
jugeât que tout était très bon, Genèse 1:31, afin d'y rendre heureux des êtres formés à son image, à qui il
voulait remettre la domination sur toutes les merveilles qu'il venait d'appeler à l'existence.
Quand il ne nous resterait d'autre partie de la révélation que les premiers chapitres de la Genèse,
n'aurions-nous pas là une preuve éclatante de la bonté infinie de notre Créateur et du soin paternel que sa
Providence prend des hommes? Oui, cet Être tout puissant qui s'occupait de notre bonheur, tant de
siècles avant l'existence de notre race, ne peut pas nous avoir délaissés, et si le mal est entré dans le
monde, et a gâté cette terre très bonne où Dieu avait placé Adam, soyons sûrs que celui qui a mis tant de
soin à nous former pour le bonheur, aura aussi mis à notre portée un remède à nos maux, un moyen de
relèvement après notre chute, un sauveur enfin assez puissant pour empêcher que cette terre et ses
habitants qui étaient sortis très bons de la main de Dieu, ne continuent à être entraînés à jamais dans le
chemin du mal.
Mais pour cela, il faut qu'une création nouvelle s'opère en nous, et que cette parole divine par qui et pour
qui toutes choses ont été faites, renouvelle en nous l'image de Dieu que le péché a détruite, 1 Corinthiens
45:47,49; 2 Corinthiens 5:17; Éphésiens 4:24;
verset 2. «Et la terre était sans forme et vide; les ténèbres étaient sur la face de l'abîme, et l'Esprit de Dieu
se mouvait sur les eaux.»
— (Le mot abîme semble être synonyme des eaux sur lesquelles se mouvait l'Esprit de Dieu; — Voir: Job
38:30; Psaumes 42:8; 104:6; Jonas 2:6; sq.)
Si le verset 1 se rapporte à la première création de toutes choses, dont rien ne peut nous faire même
deviner l'époque, il se peut que des millions d'années se soient écoulées entre ce moment et la création de
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