Page 301 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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reconnaissent que la terre doit être composée d'un noyau de métaux et de métalloïdes en incandescence,
entouré d'une croûte des mêmes substances à l'état d'oxydes diversement combinés entre eux. Le savant
Fourier a déterminé les lois du refroidissement graduel du globe et de sa couche extérieure, et les
expériences nombreuses et intéressantes de M. Cordier (Essai sur la température de l'intérieur de la terre,
dans le Mémoire du Muséum d'histoire naturelle, 1827) sont venues pleinement confirmer la justesse des
observations de Fourier sur l'existence d'un feu ou d'une source de chaleur centrale. Ce système qui
explique et la forme sphéroïdale de la terre, et l'action des volcans, et la chaleur des eaux thermales, et
bien d'autres phénomènes encore, explique aussi comment la première croûte solide de notre globe (les
roches primitives) doit porter des marques de l'action du feu, comment une température jadis beaucoup
plus élevée, peut avoir donné à la terre une force végétative bien plus considérable que celle que nous lui
connaissons maintenant, et comment enfin Dieu peut s'être servi des forces naturelles de l'eau réduite à
l'état de vapeur, pour soulever en divers endroits de sa surface une portion de sa croûte solide sous la
forme d'îles et de continents, et les laisser retomber ensuite au-dessous du niveau des eaux.
Quatrième jour. Ici, comme le remarque M. de Rougemont, la progression dans la création n'est plus la
même; il y a un saut, une interruption. «De même qu'à la fin du quatrième jour de l'humanité la lumière
divine qui éclairait dès l'origine tous les hommes, se concentra en un individu, Jésus-Christ, communiqua
à l'humanité des forces inconnues, et par la création de l'Église fit toutes choses nouvelles, ainsi, au
quatrième Jour cosmogonique la lumière diffuse du premier jour se concentra dans le soleil, dont la
chaleur pénétra et transforma la terre devenue planète, et la prépara à devenir la demeure d'animaux,
d'âmes vivantes. Ce fut alors que le système solaire fut achevé, et que notre terre, en devenant planète,
reçut aussi son satellite.» Il semble, en effet, que les grands luminaires des cieux dont il est parlé versets
14-18, ne sont nommés que dans leurs nouveaux rapports avec notre planète. Le texte ne dit point que la
substance du soleil et de la lune ait été créée le quatrième jour; mais il donne à entendre que ces corps
célestes furent alors chargés de remplir à l'égard de notre globe des fonctions importantes pour ses futurs
habitants, de luire sur la terre, pour dominer sur le jour et sur la nuit, etc. Le fait de leur création était déjà
implicitement contenu dans le verset 1. Il est aussi fait ici mention des étoiles, 1:16, mais en deux mots
seulement: Veeth haccochabim, presque en façon de parenthèse, et comme pour indiquer qu'elles avaient
été formées par la même toute-puissance qui avait ordonné au soleil et à la lune de luire sur notre terre.
En passant si légèrement sur la création de ces innombrables corps célestes qui brillent dans l'espace, et
dont la plupart sont probablement des soleils, centres d'autres systèmes planétaires, tandis qu'il place la
lune, ce petit satellite de notre terre, comme tenant le second rang après la soleil, l'écrivain sacré nous
montre clairement qu'il n'a point voulu nous donner une leçon d'astronomie, et qu'il ne parle ici des
astres que dans leurs rapports immédiats avec notre terre et ses habitants, et non point eu égard à leur
importance relative dans le vaste système de l'univers. Il semble impossible de comprendre les étoiles
dans le nombre des luminaires que Dieu plaça dans les cieux pour luire sur la terre, 1:17, et pour dominer
sur le jour et la nuit; car la plus grande partie des étoiles fixes n'est visible qu'à l'aide d'un télescope, et
celles que nous pouvons discerner à l'œil nu ne donnent qu'une bien faible lumière en proportion de leur
grosseur et de leur multitude (Buckland's I, p. 27). Il nous paraît donc que le sens des versets 17 et 18 doit
être restreint aux deux corps célestes, qui sont en réalité les grands luminaires de la terre. Leur office, en
tant que servant à nous éclairer et à mesurer pour nous les temps et les saisons, doit durer autant que
notre terre, Genèse 8:22; et de même que l'arc-en-ciel fut donné à Noé comme un signe de l'alliance que
Dieu traita avec lui et avec toute chair, avec promesse de ne plus envoyer de déluge sur la terre, et de ne
plus faire périr par les eaux tout ce qui a en soi respiration de vie, ainsi les grands luminaires des cieux
sont proposés aux fidèles comme signes de l'alliance que Dieu a traitée avec David, en promettant que de
sa postérité sortirait le soleil de justice, le Messie qui sauverait de la mort seconde les âmes de tous ceux
qui croiraient en lui; cf. Jérémie 33:20-21. Cela ne signifie pas cependant qu'ils doivent durer à toujours,
car lorsque le Messie, fils de David, viendra s'asseoir sur son trône et régner sur son peuple, la chose
promise étant donnée, ce qui lui servait de type et de signe sera aboli. La loi s'accomplira jusqu'à ce que le
ciel et la terre passent, Matthieu 5:18; mais lorsque viendra le jour du courroux de l'Éternel, il fera crouler
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