les cieux, et la terre sera ébranlée de sa place (peut-être transportée hors de la place qu'elle occupe
actuellement dans le système solaire), Ésaïe 13:13; cf. encore Aggée 2:6; 2 Pierre 3:10; Apocalypse 6:12-
14,21, passim 22:5; Ésaïe 60:19; sq. 65:17; 66:22.
Ces passages remarquables, considérés non dans leur but moral et prophétique quant à l'humanité et à
l'Église en particulier, mais simplement dans leur rapport avec l'histoire de notre terre, semblent autoriser
la supposition que notre globe, transporté au quatrième jour dans le système solaire, doit lui être enlevé à
la fin de l'économie actuelle, sortir de son orbite, être soustrait à l'action du soleil et de la lune, et subir
alors une nouvelle révolution par laquelle il atteindra un degré de perfection et de lumière dont nous ne
pouvons nous faire maintenant aucune idée, mais qui sera en rapport avec les corps glorieux et
incorruptibles dont nous serons revêtus à la résurrection.
La manière dont se suivent les passages relatifs à la catastrophe qui doit détruire l'ordre actuel, et ceux
qui se rapportent à la destruction finale du globe, ne contribue pas peu à jeter de l'obscurité sur ce sujet;
mais on peut remédier en partie à cette obscurité en faisant attention aux considérations suivantes.
Dans les prophéties de l'Ancien Testament qui annoncent la venue du Messie, on voit entremêlées celles
qui parlent de ses types, avec celles qui l'annoncent lui-même paraissant dans l'abaissement et
l'humiliation, et celles qui décrivent le second et glorieux avènement du Messie, roi d'Israël, entouré de
ses milliers d'anges et de tout l'éclat de sa puissance. Ces prophéties ne sont point rangées
chronologiquement, mais elles se pénètrent et s'entrelacent comme feraient les dessins de plusieurs
tableaux transparents, placés les uns derrière les autres. De même, dans les parties de l'Écriture qui
annoncent le sort futur de notre terre et les révolutions qu'elle devra subir, on voit aussi entremêlées, sans
égard à l'ordre des temps, des choses qui se rapportent aux événements plus rapprochés, et d'autres qui
parlent de catastrophes plus éloignées; des prédictions relatives au jugement des nations immédiatement
avant la période millénaire, et celles qui se rapportent au jugement dernier, lors de la consommation de
toutes choses; des prophéties qui décrivent la transformation que subira le globe lors du millénium,
lorsque le bien régnera sur la terre, et celles qui se rapportent à la destruction finale, à l'annihilation du
globe, annoncée Apocalypse 20:11. Si l'on imite les disciples qui demandaient dans la même phrase les
signes de trois événements bien différents qu'ils paraissaient confondre (la ruine de Jérusalem, la seconde
venue du Christ, et la fin du monde), Matthieu 24:3, l'on n'obtiendra de la Parole de Dieu qu'une réponse
aussi peu intelligible que le fut alors pour les Apôtres ce que leur dit le Seigneur qui leur parle, dans la
même prophétie, de choses qui se rapportaient à ces trois époques distinctes. Ainsi, pour interpréter ce
qui nous est prophétisé sur les destinées de notre globe, nous devons aussi distinguer avec soin les divers
chefs sous lesquels nous devons les ranger, et apprendre à reconnaître dans une même prophétie les
parties qui doivent avoir un plus prochain accomplissement et celles qui ont une portée plus éloignée.
Cinquième jour. C'est en ce jour que les premières créatures vivantes apparurent sur la terre, et c'est aussi
à cette époque de la création seulement que l'on trouve des faits géologiques nombreux et détaillés, qui
concordent avec l'interprétation proposée des jours cosmogoniques de la Genèse.
Nous ferons remarquer que la division biblique des animaux, lors de la création, est très différente de la
classification des sciences modernes. Dans la Genèse, les animaux sont distingués d'après les milieux
dans lesquels ils vivent, ou plutôt d'après les substances sur lesquelles doivent s'exercer leurs forces
locomotrices, en aquatiques, atmosphériques, et terrestres. Les aquatiques comprennent les types des
quatre grands embranchements, et la géologie retrouve aussi des vertébrés, des mollusques, des articulés
et des zoophytes existant simultanément dans les couches fossilifères les plus anciennes. Plusieurs
cosmogonies païennes qui entreprennent de raconter l'ordre de la création, font naître les oiseaux et les
poissons dans deux jours différents; mais les naturalistes, après avoir pendant longtemps partagé cette
opinion, ont enfin constaté entre ces deux classes d'animaux des rapports intimes que rien n'indique à
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