indienne, qui fait des jours de la création des espaces de mille ans, nous aurions du nous attendre à voir le
jour de l'homme créé à l'image de Dieu, le septième jour, durer aussi mille ans, et se terminer par sa
translation dans le ciel; mais de même que les soirs cosmogoniques avaient bouleversé l'ordre établi par
Dieu dans la création matérielle, ainsi le péché vint renverser l'ordre moral et physique dans cette
nouvelle créature de Dieu, et par suite dans le reste de la création. La terre, de très bonne qu'elle était,
devint maudite à cause de l'homme, 3:17. Le jour du repos, au lieu de durer mille ans, fut changé en un
temps de peine et de fatigue, où il ne resta plus que des sabbats hebdomadaires de vingt-quatre heures,
monument remarquable et aussi ancien que la race humaine, conservé pour lui rappeler sa destination
primitive, et le but auquel elle doit tendre, sa chute et la miséricorde de Dieu, qui ne l'a point entièrement
rejetée; moyen de grâce pour les générations futures, et image, pour ceux qui ont appris à en faire leurs
délices, du bonheur saint et pur que l'Éternel réserve à ses enfants. Ce sabbat primitif se trouvant ainsi
réduit à vingt-quatre heures, devint pour le monde le commencement d'une nouvelle semaine millénaire;
suivant les traditions mentionnées plus haut, il devrait aussi s'écouler six mille ans depuis Adam jusqu'à
la fin de l'économie actuelle. Le sabbat de cette nouvelle semaine serait alors l'époque glorieuse du
millénium, de quelque manière qu'on l'entende; puis, au lieu de la mort naturelle de l'homme, fruit de la
chute et du péché, viendrait au bout d'un peu de temps, Apocalypse 20:3,7, la destruction de la mort elle-
même, ce dernier ennemi de l'homme, 1 Corinthiens 15:26; Apocalypse 21:4.
Ceci n'est, à la vérité, qu'une hypothèse; cependant nous croyons pouvoir en trouver une confirmation,
Hébreux 3, et 4; en commentant le sens du Psaumes 95:11, l'apôtre nous montre que la menace de Dieu
aux Israélites, de les exclure de son repos, menace oui avait trait à la Canaan terrestre, se rapportait aussi,
et dans un sens plus élevé, à la Canaan céleste, après laquelle doivent soupirer les enfants de Dieu; puis il
rattache cette même idée au premier sabbat, 4:3-4, et montre, verset 6, que ceux à qui ce premier sabbat
avait été «premièrement annoncé» n'y purent entrer «à cause de leur incrédulité», Adam et Ève ayant
ajouté foi aux paroles du serpent
dans leur conscience
plutôt qu'à l'ordre positif de Dieu. Ce premier sabbat
tel que Dieu le leur destinait n'exista donc pas pour eux, ils n'y entrèrent pas. C'est pourquoi Dieu
«détermine de nouveau un certain jour de repos», versets 7 et 9. Le premier sabbat millénaire ayant été
abrégé, Dieu en prépare un autre pour son peuple, lorsque l'Éternel régnera en Sion et que le Roi de paix
entrera dans son royaume, Ésaïe 32:17-18.
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CRÈCHE.
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L'humble et premier berceau du Fils de Dieu qui s'est fait fils de l'homme, Luc 2:7. Si l'étable dans laquelle
naquit notre Sauveur, était en effet pratiquée dans le roc, ainsi que le disent la plupart des anciens pères,
il est possible que la crèche ait aussi été taillée dans les flancs de la caverne, mais on peut croire qu'une
auge de bois la garnissait intérieurement, et que c'est dans cette auge que Jésus fut placé. D'autres
prétendent que cette crèche était de terre, et qu'elle fut remplacée par une crèche d'argent. Même
observation ici que sur la couronne d'épines, il suffit d'aller voir sur les lieux; cette crèche miraculeuse se
trouve à Rome dans l'église Santa-Maria Maggiora; elle est de bois. Est-elle authentique, c'est une autre
question: on ne risque rien de la mettre avec les saints langes que l'on montre à Saint Paul, quoiqu'il y en
ait aussi quelques fragments en Espagne; avec le saint berceau et la sainte chemise que l'on montre en la
même ville de Rome, tous menus fatras dont les pères ne disent mot. Bien sûr est-il que si ces objets
étaient à Jérusalem lorsque cette ville fut détruite, ils furent détruits avec elle; que s'ils n'y étaient plus, et
qu'ils fussent déjà à Rome, il n'en est toutefois point encore question du temps de saint Grégoire, à la fin
du sixième siècle, et dès lors cette ville a été mainte et mainte fois prise, pillée et saccagée. «Il n'y a nul de
si petit jugement qui ne voie la folie.» Calvin.
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CRESCENS,
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