Page 307 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

Version HTML de base

2 Timothée 4:10. Disciple inconnu, qui quitta Paul vers la fin de sa dernière captivité pour se rendre en
Galatie, tandis que Tite passait en Dalmatie. Les traditions le font les unes évêque de Mayence, les autres
évêques de Vienne en Dauphiné; plusieurs s'accordent à dire qu'il a évangélisé les Gaules, mais rien n'est
plus incertain que tout cela. Les uns en font encore un affranchi de Néron, d'autres un des septante
disciples; la première supposition serait plus probable à cause du nom latin de ces évangélistes.
________________________________________
CRÈTE.
________________________________________
Menteur, mensonge… personne portée à l’exagération…
Cette île mentionnée dans l'Ancien Testament sous le nom de Caphtorim, est désignée plusieurs fois dans
le Nouveau sous le nom de Crète. Homère l'appelle l'île aux cent villes, ce qui peut nous donner une idée
de sa prodigieuse population dans cette époque reculée: Horace et Virgile en parlent dans le même sens.
Elle est au sud de l'Archipel, dans la mer Méditerranée; sa longueur est d'environ 265 kilomètres, sa plus
grande largeur de 57. C'est, après la Sicile, la plus belle des îles de la Méditerranée; elle est traversée par
une chaîne de montagnes, dont la cime la plus élevée, le Psiloriti, l'Ida des anciens, a plus de 2,000 mètres
de hauteur. Quoique montueuse, elle est fertile, surtout en vins excellents, en miel, en huile et en blé.
(La Crète, civilisation fondée par les Caphtorims (Gen. 10:14), un peuple de géants, fut l'endroit de l'ancien
Continent d'Atlantide. Nous avons certains indices d'un ancien empire d'une race de géants qui était situé sur un
vaste continent qui existait dans la Méditerranée en ce temps. Selon Paul Ulrich (Les Grands Énigmes des Trésors
Perdus), cet ancien empire fut fondé par une déesse dont le nom égyptien est Neith, mais en Grec Athéna. Celle-ci
devint connue en Égypte comme Isis, la femme d'Osiris; et en Inde comme Sati, la femme de Shiva. Or selon les
recherches minutieuses de Hislop, les noms de Athéna, Sati, et Isis, se rapportent directement à Séminaris, la femme
de Nemrod. C'est ici que nous trouvons l'ancien continent légendaire de l'Atlantide. Ceci est confirmé d'avantage
par le nom du premier roi d'Atlantide qui fut Atlas, et qui selon Hislop fut nul autre que Nemrod. Ce continent
perdu avait pour capitale la ville de Poséidon qui fut une matérialisation terrestre du Jardin d'Éden. Dans les
dialogues de Platon, "le Timée et le Critias", la race qui occupait ce continent fut considéré la meilleure et la plus
belle parmi les hommes. Il nous est dit que Poséidon, le dieu de la mer ou Nemrod, fortifia l'île et l'isola en cercle.
Ainsi Nemrod fut déifié comme Melkart, roi de la cité fortifié, et devint le dieu des Tyriens. Il embellit l'île
d'Atlantide et fit jaillir d'elle deux sources d'eaux, l'une chaude et l'autre froide; et fit pousser sur la terre des
plantes nourricières de toute sorte. Il engendra et éleva cinq générations d'enfants mâles et jumeaux et divisa l'île
d'Atlantide en dix parties. Platon nous dit que les rois avaient des richesses en telle abondance que jamais sans
doute avant eux nulle maison royale n'en posséda de semblables et que nulle n'en possédera aisément de telles à
l'avenir. Mais après la splendeur, la décadence, nous dit Ulrich, citant 'Platon: «Pendant de nombreuses
générations, les rois écoutèrent les lois et demeurèrent attachés au principe divin auquel ils étaient apparentés...
mais quand l'élément divin vint à diminuer en eux... ils tombèrent dans l'indécence» et l'Atlantide sombra sous les
eaux du jugement de Dieu.)
— Voir: Actes 27:12-13,21.
Le promontoire de Salmone, Actes 27:7, était à l'orient, vis à vis de Gnide. Les villes principales étaient
Gnossus (aujourd'hui Énadieh), où se trouvait le fameux labyrinthe: elle avait 30 stades de tour; puis
Lasée, Actes 27:8, qui n'est nulle part citée par les anciens géographes; Phénix, port au sud-ouest, Actes
27:12; Beaux-Ports, qui porte maintenant encore le nom de Limenes-Kali.
Les Crétois, bons archers du reste, avaient une réputation incontestée de mensonge, de perfidie,
d'égoïsme, d'avarice et de sensualité, de telle sorte que le verbe crétiser s'appliquait presque également à
tous ces vices différents. Polybe, Tite-Live, Pausanias, Ovide, Xénophon, tous les auteurs de toutes les
époques sont d'accord là-dessus, et saint Paul cite ce vers d'un de leurs propres poètes (prophètes, Tit. 1,
305