dernier hameau et dans la dernière chaumière des contrées qui professent la foi, pour y prêcher l'Évangile
en esprit et en vérité, bénissons Dieu de ce qu'il s'y trouve encore quelques hommes qui appliquent sur la
bouche de chaque mourant un crucifix... Si, pour plusieurs, des cérémonies de ce genre ne sont que des
amulettes, également ces peuples en auraient eu d'autres, et d'autres plus mauvaises; et pour plusieurs,
aussi, ce sera la prédication de la vie.» (A. Bost, Recherches sur la constitution, et sur les formes de l'Église
chrétienne, p. 85)
— Mais il n'en reste pas moins vrai que ces croix sont, avec les autres symboles et reliques de l'Église de
Rome, le pis dans le bien; que partout où l'on peut avoir mieux elles sont un piège et un mal; qu'elles
tendent à ramener Christ sur la terre, et à ôter à la vérité sa vie et son esprit; qu'elles matérialisent la
religion pure de la nouvelle alliance; qu'elles paralysent les efforts vers la sainteté; qu'elles entravent les
progrès de l'Esprit; qu'elles retiennent les fidèles dans l'enfance, et que souvent elles les repoussent dans
les ténèbres de l'ignorance et de la superstition.
Comme le chrétien doit suivre sur la terre les traces de son divin modèle, Jésus dit souvent que celui qui
veut être son disciple doit porter sa croix après lui, Matthieu 10:38; paroles qui sont expliquées ailleurs
par celles-ci, que tous ceux qui voudront vivre selon la piété souffriront persécution, 2 Timothée 3:12.
Saint Paul nous dit encore qu'il est crucifié avec Christ, Galates 2:20; qu'il ne se glorifie qu'en la croix du
Seigneur, par laquelle le monde lui est crucifié, et lui au monde, 6:14; que ceux qui sont au Christ ont
crucifié la chair avec ses affections et ses convoitises, 5:24; que le vieil homme a été crucifié avec Christ,
afin que le corps du péché soit détruit, Romains 6:6.
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CUB,
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Ézéchiel 30:5, contrée méridionale, nommée à côté de l'Égypte et du pays de Cus; c'est peut-être la ville de
Coba dans la Mauritanie, ou Cobie dans la Maréotide, ou Cobé en Éthiopie, à moins que l'on ne veuille
lire Nub, auquel cas ce serait la Nubie (favorisé par la traduction arabe), ou Lud, qui serait la Lydie (une
supposition de Hitzig.)
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CUISINE,
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La cuisine orientale, quelque bizarre qu'elle nous paraisse quelquefois, n'est pas essentiellement
différente de la nôtre. Nous en reparlerons aux articles de détail. Quant à la manière de cuire les mets,
voici pourtant quelques traits particuliers: au lieu de poêle et de fourneaux, on se contente le plus souvent
d'un simple trou pratiqué dans la terre, que l'on remplit de bois et de fumier sec et très combustible,
— Voir: Chameau.
Au lieu de beurre ou de graisse, on se servait d'huile chez les Hébreux, en vertu de cette loi générale qui
tendait à naturaliser l'agriculture et à en rendre les produits nécessaires aux habitants de la Palestine. On
peut remarquer aussi l'usage, passablement oriental, de faire cuire le lait et autres substances liquides, en
jetant simplement dans le vase une pierre rougie au feu. Parmi les ustensiles employés, on remarque le
chaudron ou chaudière, Ézéchiel 11:3,7; Ecclésiaste 7:6 (traduit «potées de chair» Exode 16:3); le pot, Juges
6:19; une autre espèce de chaudière, Ézéchiel 24:6, plus ronde et plus vaste; une autre encore, Michée 3:3;
la marmite, 1 Samuel 2:14, et la fourchette (ibid) pour servir la viande.
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CUISSE.
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On trouve dans la Genèse, 24:2; 47:29, le serment des anciens patriarches exprimé sous une forme qui doit
nous paraître d'autant plus singulière, que dès lors on n'a plus d'exemples d'une semblable cérémonie.
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