C'est Abraham qui, envoyant le plus ancien de ses serviteurs chercher une femme pour son fils, lui dit:
Mets ta main sous ma cuisse, et jure-moi, par l'Éternel, que tu ne prendras point de femme pour mon fils
d'entre les filles des Cananéens, etc.; puis Jacob, à son lit de mort, demande à Joseph, avec le même
serment, de ne point permettre que ses os reposent en Égypte, mais de le transporter dans les sépulcres
de ses pères. On ignore la signification de cet acte; les uns y voient une allusion à la circoncision, les
autres croient qu'Abraham et Jacob ont voulu faire jurer par le Messie qui devait, selon le langage des
Juifs, sortir de la cuisse des patriarches; peut-être était-ce un symbole destiné à rappeler la qualité de père
au fils qui plaçait sa main sous la hanche dont il était sorti. L'historien Flavius Josèphe dit que cette
pratique se faisait encore de son temps.
Les Juifs portaient l'épée sur la cuisse, Psaumes 45:3; Cantique 3:8, et du côté gauche, comme on le voit
par l'exception mentionnée Juges 3:16.
Frapper sur la cuisse, était le signe naturel de l'étonnement ou de la douleur, Jérémie 31:19; Ézéchiel 21:17.
Dans le livre des Juges, 15:8, il est dit que Samson battit les Philistins «la jambe sur la cuisse», expression
proverbiale que nos versions ont rendue par «entièrement»: le sens littéral est peut-être qu'il les mit en
pièces tellement, qu'on trouvait tous leurs membres pêle-mêle; mais l'idée du proverbe est la même que
celle de l'expression française «il leur coupa bras et jambes», soit que l'on doive entendre le carnage qu'en
fit le vengeur d'Israël, soit que ces mots signifient seulement que les Philistins furent épouvantés, surpris,
et comme interdits de la violence et de la force prodigieuse de leur vainqueur.
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CUIVRE,
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— Voir: Airain.
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CULTE.
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Le culte qui dans son expression la plus simple est l'adoration que l'homme rend à la Divinité, prend une
acception plus large et plus étendue à mesure que l'homme s'élève lui-même davantage; et depuis la
religion naturelle jusqu'à la religion chrétienne, en passant par le monothéisme juif, on peut voir se
développer l'idée du culte au point que ce mot finit par désigner presque tous les rapports de l'homme
avec Dieu, son adoration, ses prières, la constitution extérieure de son Église, et jusqu'à la foi qu'il
professe, jusqu'à la manière dont il conçoit des vérités révélées.
Il n'est que deux cultes successivement reconnus par l'Écriture sainte, le culte préparatoire du judaïsme,
et le culte spirituel du chef de l'Église: le premier était ordonné dans tous ses détails, le second abandonné
à l'âme pieuse du fidèle converti, et guidé par les directions de l'Écriture et du Saint-Esprit; dans le
premier la forme dominait, dans le second l'idée et l'amour; le premier était un pédagogue pour l'homme
irrégénéré, le second est la conversation du chrétien avec Dieu: dans l'un et dans l'autre on voit le même
homme et le même Dieu, mais dans le culte ancien l'homme est séparé de Dieu, dans l'alliance nouvelle
Dieu et l'homme sont réconciliés. Ces deux cultes sont divins dans leur institution, et l'Écriture appelle
tout autre culte un culte étranger, sous quelque forme que se présente l'idolâtrie, et quels que soient les
objets auxquels elle se rapporte.
Le chef de l'ancienne Alliance, Abraham, fut choisi de Dieu pour être le dépositaire privilégié des vérités
éternelles: c'est en lui que fut incarnée, pour ainsi dire, la doctrine de l'unité de Dieu, du monothéisme;
une portion seulement de sa famille et de sa descendance fut appelée à jouir des mêmes grâces, tandis
que nous voyons clairement l'idolâtrie régner dans les autres branches, Genèse 31:19,30; 35:2; Josué
24:2,14. Le culte des patriarches était aussi simple que possible, et consistait presque exclusivement dans
la prière, Genèse 24:63, et dans les sacrifices. Il n'y avait pas de lieu spécialement destiné au culte, et le
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