l'abat avec le bâton: le Seigneur de même réserve aux plus grands pécheurs les plus grands châtiments, et
ne brise point le roseau cassé.
— Le sens de Matthieu 23:23, est facile à comprendre: «Malheur à vous, Pharisiens hypocrites, vous
observez scrupuleusement les ordonnances dont l'exécution ne vous coûte que peu de chose, vous payez
la dîme de ces petites plantes qui croissent dans vos jardins et dans vos prairies, et vous négligez les
choses plus importantes de la loi.»
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CUN.
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1 Chroniques 18:8, ville phénicienne, appelée Berothaï dans le passage parallèle, 2 Samuel 8:8.
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CUS,
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1.
Genèse 10:6-8, fils aîné de Cam et père de Nimrod. Il a donné son nom à une contrée qui est citée
fréquemment dans l'Écriture, même avec quelques détails assez précis, et sur la situation exacte de
laquelle il règne cependant encore, chez les interprètes, bien des incertitudes. L'Écriture semble donner à
ce nom une signification tantôt plus étendue, tantôt plus restreinte, mais toujours avec l'idée générale que
les Cusites sont des peuples de couleur, habitant vers le Sud. La traduction ordinaire est l'Éthiopie: elle
est exacte si l'on veut donner au mot Éthiopie le même sens que lui donnaient déjà les anciens. Un
Éthiopien signifie, dans son étymologie grecque, un homme brûlé par le soleil. Avant que le nom grec eût
prévalu, et même longtemps après, au temps de Flavius Josèphe, les Éthiopiens portaient le nom de
Cuséens, nom que l'on retrouve encore chez quelques auteurs syriens du cinquième siècle. Dans son sens
le plus restreint, le pays de Cus comprenait donc ce qu'on pourrait appeler l'ancienne Éthiopie, savoir
toute la contrée située entre la haute Égypte, depuis Syène jusqu'à l'entrée de la mer Rouge dans l'Océan
indien, la Nubie, l'Abyssinie et le royaume d'Adel. C'est le sens qu'il faut donner au mot Cus, Ésaïe 18:1:
«Malheur au pays qui fait ombre des deux côtés (entre les tropiques), qui est au-delà des fleuves de Cus!»
De même, 2 Rois 19:9, le royaume de Tirhaca ne peut être Cus que dans le sens moins étendu, cf. encore
Daniel 11:43. Ézéchiel 29:10. Dans son acception plus générale Cus, ou l'Éthiopie, comprend toute la
partie sud et sud-est de l'ancien monde, et a pu s'appliquer à plusieurs de ces contrées en particulier,
Genèse 2:13; Nombres 12:1; Psaumes 87:4; 2 Chroniques 14:9; Jérémie 13:23. Cus est appelé Cusan,
Habacuc 3:7. Dans le passage de la Genèse, nous voyons un des quatre fleuves du paradis tournoyer par
tout le pays de Cus; évidemment ce ne peut être en Afrique; nous verrons ailleurs quel était ce fleuve, et
comment le nom de Cus se rapporte aux contrées situées au sud-est de la mer Caspienne et de l'Asie.
Cus (Cush) était reconnu comme étant l’interprète des dieux et fut adoré sous les noms de Hermes et de Mercure.
En Chaldéen son nom est Chaos et traduit en Égyptien il devient Chéop, la pyramide du même nom étant en toute
probabilité l’ancienne Tour de Babel, car Cush et Nimrod sont ceux qui la construisirent.
— Nombres 12:1. Séphora, la femme de Moïse, originaire de Madian en Arabie, est appelée Cusite ou
Éthiopienne par Moïse lui-même, cf. Habacuc 3:7. En suivant la marche de la postérité de Cus, on la verra
se répandre en rayonnant depuis l'Indu-Cus sur toutes les vallées et les hauteurs de la Chine, sur les deux
presqu'îles de l'Inde, et jusqu'aux îles de l'Océan pacifique.
— Il est à remarquer que les auteurs profanes ont, aussi bien que la Bible, distingué deux classes de
Cusites ou d'Éthiopiens: «Ils demeurent séparément, dit Homère (Odys. 1, 23), aux frontières les plus
éloignées, les uns au couchant, les autres à l'orient.»
— Voir: encore Hérodote 1, 201; 4, 11.
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