ronde. Les ablutions des mains et des pieds, auxquelles elle était destinée, étaient un symbole de la pureté
que le Dieu saint exige de ceux qui s'approchent de lui.
Dans le portique du temple de Salomon, il y avait, au lieu de cette cuve unique, une grande cuve appelée
mer d'airain, particulièrement destinée aux ablutions des sacrificateurs, et dix cuviers plus petits, destinés
à laver les victimes pour les holocaustes, 2 Chroniques 4:6. La mer d'airain est spécialement décrite 1 Rois
7:23-26; 2 Chroniques 4:2-5; et par Flavius Josèphe (Antiquités Judaïques 8, 3, 5); elle avait cinq coudées
de hauteur (2m720), et environ dix de diamètre; elle reposait sur douze taureaux également d'airain; ses
côtés et ses bords étaient ornés de fleurs sculptées.
Lors de la prise de Jérusalem par les Babyloniens, la mer d'airain fut brisée par les Caldéens et ses débris
emportés à Babylone ainsi que les soubassements des dix cuviers 2 Rois 25:13-16; Jérémie 52:17. D'après
les rabbins, le temple de Zorobabel ne contenait plus qu'un seul cuvier, et Flavius Josèphe, dans sa
description du temple d'Hérode, n'en mentionne aucun (Bell. Jud. 5, 5).
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CYGNE.
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C'est ainsi que la Vulgate et nos versions traduisent l'hébreu Tinchimeth, Lévitique 11:18; Deutéronome
14:16, et, comme nous l'avons dit à l'article Chat-huant, cette traduction non seulement n'a rien contre
elle, mais est encore favorisée par le contexte. Luther a traduit par cygne, Lévitique 11:17, le mot shalak,
que nos versions ont rendu par plongeon; mais,
— Voir: Cormoran.
Calmet veut aussi rendre par cygne l'hébreu Bath Yaaneh, que nous traduisons par autruche. Mais il n'y a
que deux passages qui puissent à la rigueur se rapporter au cygne, et encore n'est-ce qu'en procédant par
voie d'hypothèse. Ce bel animal, si connu dans nos pays et dans des climats plus chauds, est mis par
Moïse au nombre des animaux impurs. Les païens l'avaient consacré à leur Apollon, sans doute à cause
des sons harmonieux et poétiques qu'il rend, dit-on, lorsqu'il va mourir; Horace l'attelle au char de Vénus.
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CYMBALES.
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2 Samuel 6:5; 1 Chroniques 13:8; 16:5,42; Esdras 3:10; Psaumes 150:5; 1 Corinthiens 13:1. L'un des plus
anciens instruments connus, fort aimé des Orientaux en général, et employé par les Hébreux soit dans
leurs réjouissances publiques, soit dans la musique du temple. Il y en avait, comme de nos jours encore,
de deux espèces différentes; les unes plus petites, en bois, en ivoire, quelquefois en métal, que l'on prenait
entre le pouce, l'index et le doigt du milieu, et que l'on frappait en mesure, comme les castagnettes
espagnoles ou arabes; les autres, plus grandes et tout à fait semblables aux nôtres; cette distinction est
marquée Psaumes 150:5, Hébreux Tseltselim ou Metsillayim.
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CYPRE
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(aujourd'hui Chypre), une des îles de la Méditerranée, située au sud de l'Asie mineure et non loin des
côtes de la Syrie. Grande, riche et fertile, elle donnait en abondance de l'orge, de l'huile, des grenades, des
figues et du vin; ses montagnes recelaient des pierres précieuses et des métaux recherchés, et c'est de cette
île que le cuivre (æs cyprium) a reçu son nom. La position de Cypre était une des plus avantageuses pour
le commerce, et toutes ses villes s'enrichissaient par ce moyen, Salamis, Paphos, Citium, Amathus,
Arsinoé, Soli, etc. Les Juifs n'avaient pas été des derniers à s'y établir pour y faire des spéculations, et ils
s'y trouvaient en grand nombre lors du passage de saint Paul. Les Cypriens avaient une réputation bien
établie de mollesse, de volupté, de luxe et de débauche: l'extrême douceur du climat favorisait chez eux
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