Quant aux raisons pour lesquelles cette tribu ne se trouve pas mentionnée avec les autres Apocalypse 7:5-
8, les commentateurs sont partagés: on pourrait penser que c'est parce qu'elle fut dès le commencement le
principal siège de l'idolâtrie, Juges 18; 1 Rois 12:30;
— Voir: Tribus.
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DANIEL.
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1.
Troisième fils de David, par Abigaïl, 1 Chroniques 3:1.
2.
Descendant d'Ithamar, nommé parmi ceux qui revinrent de la captivité de Babylone, Esdras 8:2.
3.
Prophète hébreu.
Daniel le prophète était d'une naissance illustre, et même, selon Flavius Josèphe (Antiquités Judaïques 10,
10), il appartenait à la famille royale et descendait directement d'Ézéchias; cf. 2 Rois 20:18. Fort jeune
encore, âgé peut-être de 12 à 15 ans, il fut emmené captif en Caldée, après la prise de Jérusalem par
Nébucadnetsar, la quatrième année de Jéhojakim (avant J.-C. 606). Il fut élevé avec trois autres de ses
compatriotes et compagnons d'âge pour le service de la cour, et reçut le nom de Beltesatsar, Daniel 1:7;
2:26. Il se distingua par ses abstinences et sa fidélité, refusa de se souiller en goûtant des mets qui lui
étaient défendus par la loi de Moïse, et commença, au bout de trois années de préparation, son service
auprès du monarque. Les quatre jeunes gens ne tardèrent pas à gagner la confiance de leur maître par
leur sagesse et leur science admirables; Daniel, en particulier, ayant su rappeler au roi un songe
remarquable que celui-ci avait fait et qu'il avait entièrement oublié, et lui en ayant en même temps donné
l'interprétation, devint l'objet d'une haute considération et fut élevé à la dignité d'inspecteur de la caste
des mages, 2:46, charge qu'il paraît avoir perdue cependant sous l'un des successeurs de Nébucadnetsar,
et qu'il n'exerçait plus sous Belsatsar, 5:10-16. C'est revêtu de ce titre nouveau qu'il fut appelé auprès du
roi pour lui expliquer un second songe, mais personnel à Nébucadnetsar, et plus terrible que le premier; il
lui annonça qu'il serait, pendant un certain nombre d'années, réduit à l'état de bête sauvage. Puis,
pendant deux ou trois règnes, ceux d'Évil-Mérodac, de Nériglissor et de Laboroso-Archod, Daniel
disparaît de la scène: les armes de Cyrus remplissent déjà l'Asie, sa renommée est portée sur toutes les
bouches, ici la crainte, là l'espérance. Daniel, qui sait la succession des monarchies et le renversement de
Babylone par la puissance médo-perse, Daniel qui sait que la fin de la captivité, que le terme des soixante
et dix années approche, Daniel enfin qui se rappelle que c'est un guerrier du nom de Cyrus qui doit
présider au retour des Juifs dans leur pays, dire à Jérusalem: sois rebâtie, et à son temple: sois refondé,
Daniel attend dans le silence le développement et l'accomplissement de ces faits dont aucun autre peut-
être n'a la clef. Puis, une nuit, pendant que Belsatsar est dans la salle du festin, Cyrus marche dans le lit
du fleuve mis à sec, et l'ange écrit sur la muraille du festin des mots mystérieux et redoutables. Après
avoir inutilement consulté les mages et les devins, Belsatsar mande le prophète hébreu. Daniel apparaît:
ses paroles sont sévères; il parle à un roi puissant, mais qui n'a plus que peu d'heures à vivre; il lui
reproche ses crimes et lui déclare que le moment de la vengeance est arrivé: bien loin de profiter de
l'expérience de ses pères, il a résisté au vrai Dieu, il s'en est détourné, il a foulé aux pieds les choses
saintes; les coupes et les vases sacrés du temple de Jérusalem sont encore là, sur la table, pleins de vin,
destinés à passer par les lèvres des courtisans et des concubines royales. Frappé de terreur, et voulant
essayer peut-être de parer le coup fatal en s'amendant à la hâte, Belsatsar fait revêtir Daniel d'écarlate, lui
met un collier d'or au cou, et le déclare le troisième du royaume. C'était trop tard. Darius le Mède, grand
oncle de Belsatsar, et pour qui Cyrus avait fait cette conquête, s'empara du royaume à l'âge d'environ
soixante et douze ans; il continua d'avoir pour Daniel le même respect et la même considération que lui
avaient témoignée ses prédécesseurs; il établit cent vingt satrapes dans le pays, au-dessus d'eux trois
gouverneurs, et Daniel comme leur chef. Darius fut le sixième roi que Daniel fut appelé à servir d'une
manière ou de l'autre dans l'administration; il servit encore plus tard sous Cyrus, Daniel 6:28. Cependant
l'envie et la malveillance ne dormaient pas; la religion fut le moyen que l'on mit en avant pour perdre
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