Livre de Daniel. Les six premiers chapitres se rapportent à la biographie du prophète; les six autres
contiennent les prophéties proprement dites, qui ont essentiellement pour objet l'histoire des principaux
peuples aux destinées desquels le peuple de Dieu fut mêlé et enchaîné. Ce devait être pour les Israélites
pieux une grande consolation de pouvoir ainsi discerner clairement, au milieu des révolutions politiques,
la main de celui qui fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l'aiment. Le sujet du chapitre 7e est le
même que celui du songe expliqué au chapitre 2e, la succession des quatre monarchies, chaldéenne,
médo-perse, macédonienne et romaine. Le chapitre 8e annonce avec plus de détail l'histoire de la
deuxième et troisième de ces monarchies. Le 9e détermine de la manière la plus remarquable et la plus
précise l'époque des bénédictions messianiques, il renferme le passage des septante semaines. Les
chapitres 10e et 11e prédisent les destinées du peuple Juif sous la domination égyptienne et sous la
domination syrienne. Enfin, le 12e s'étend de nouveau jusqu'aux temps du Messie. Ces douze premiers
chapitres sont écrits partie en caldéen, partie en hébreu; les catholiques en ajoutent deux autres écrits en
grec, et renfermant les histoires de Susanne, de Bel et du Dragon; on les compte ordinairement à part.
— Voir: Apocryphes.
Le livre de Daniel contient des vérités tellement précises, les miracles qu'il rapporte sont si inexplicables,
qu'il devait être une pierre d'achoppement pour tous les ennemis de la révélation: aussi les voyons-nous
se liguer dans leurs attaques contre son authenticité, depuis le païen Porphyre jusqu'aux rationalistes
modernes inclusivement. Cette authenticité, cependant, repose sur des preuves assez solides et assez
nombreuses pour que sous ce rapport Daniel puisse se mesurer avec tout autre livre de l'antiquité
hébraïque. Il existait déjà en collection du temps des Maccabées, 1 Maccabées 2:59-60, et Flavius Josèphe
nous apprend, Antiquités Judaïques 11, 85, qu'il fut présenté à Alexandre-le-Grand, fait dont nous
n'avons aucune raison de douter. L'auteur montre aussi une connaissance si approfondie des mœurs et
des événements de l'époque dont il parle, qu'il serait difficile d'admettre que ce livre ait été écrit à une
époque postérieure. Enfin et surtout, nous avons en faveur de son authenticité le témoignage solennel de
notre Sauveur, qui ajoute: que celui qui lit ce prophète y fasse attention, Matthieu 24:15.
Pour l'étude de ce livre difficile nous indiquerons parmi les meilleurs ouvrages à consulter, le
Commentaire de Calvin, l'Apologétique de Sack, Hengstenberg's Beitræge zur Einl. in das Alte Test., le
commentaire de Hævernick, en anglais Tregelles, et en français les Leçons sur le prophète Daniel,
données dans une école du dimanche, par M. Gaussen.
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DANNA,
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Josué 15:49, ville de Juda située dans les montagnes.
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DANSE.
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De tout temps les Hébreux paraissent avoir été grands amateurs de la danse, Proverbes 26:7; Ecclésiaste
3:4. C'étaient principalement les femmes et les jeunes filles qui s'adonnaient à cet exercice, Jérémie 31:4;
Juges 21:21, et les enfants les imitaient dans leurs jeux au milieu des rues, Matthieu 11:17; Luc 7:32; plus
ordinairement, les danses se composaient de chœurs et de groupes; on voit cependant aussi quelques
exemples de solos de danse, 2 Samuel 6:14,16; Matthieu 14:6. Elles faisaient partie des réjouissances
particulières, Luc 15:25; on les trouve aussi pratiquées dans les réjouissances publiques, accompagnant les
récoltes, Juges 9:27, les fêtes politiques, 1 Samuel 18:6; 21:11; 30:16, et même les fêtes religieuses, Exode
15:20; Juges 21:19-21; 2 Samuel 6:5,14. Les femmes s'accompagnaient du tambourin, Jérémie 31:4,
quelquefois on y joignait le chant, 1 Samuel 18:7; 21:11, et des instruments de musique, cymbales et
autres, 2 Samuel 6:5. Ces danses, en général d'un caractère religieux, se justifiaient par le besoin naturel à
l'homme d'exprimer sa joie, sa reconnaissance pour son Dieu, aussi bien par les mouvements de ses
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