Page 330 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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membres, que par les sons de sa voix; mais elles n'avaient aucun rapport avec les dissipations et les
danses toutes charnelles, habituellement voluptueuses, des bals et ballets modernes. On peut conjecturer
d'ailleurs qu'elles ressemblaient à quelques égards aux danses à la fois énergiques et gracieuses de
l'Orient actuel.
— Plus tard seulement on vit paraître dans le voisinage de la Palestine, et peut-être en Palestine même,
des danseuses étrangères, prostituées et musiciennes, vraies bayadères, parcourant les villes, et les
amusant de leurs chants et de leurs danses, Ésaïe 23:16.
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DARDAH,
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1 Rois 4:31,
— Voir: Éthan.
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DARIUS.
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Trois rois de ce nom sont mentionnés dans l'Écriture, et le nom même de Darius qui signifie en persan un
roi, semble indiquer que c'était une espèce de titre dynastique commun à tous les rois de ce pays, mais
plus particulièrement porté par quelques-uns.
1.
Le premier dont la Bible nous parle est Darius le Mède fils d'Assuérus (Astyage) et connu dans
les historiens grecs sous le nom de Cyaxare II (Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques X, 11, 1), d'Astyage
dans l'apocryphe Daniel 14:1. Ce fut lui qui avec le secours de Cyrus son neveu réunit à ses états l'empire
babylonien (538 avant J.-C.), et commença la seconde monarchie annoncée par Daniel. Sur la fin de son
règne, il se livra à la mollesse et aux plaisirs, et abandonna l'exercice de l'autorité royale à Cyrus dont il
avait fait son gendre, et qui bientôt fut son successeur dans les empires réunis. Le trait principal de son
règne est, à côté de son affection et de son estime pour Daniel, la faiblesse avec laquelle il signa le fol édit
qui défendait à tous ses sujets d'adresser des vœux à un autre qu'à lui pendant l'espace de trente jours;
cette impie mesure qui flattait son orgueil, et qu'il n'avait pas examinée davantage, eut pour conséquence
(comme elle avait eu pour motif chez les ambitieux ennemis du prophète) l'arrestation de Daniel et sa
condamnation. Darius, esclave de sa parole et le jouet de ses courtisans, crut devoir livrer celui qu'il avait
établi naguère gouverneur de toutes les satrapies du royaume, et le fidèle fut jeté aux lions. Au milieu de
ces bêtes féroces et affamées, le vieillard passa une nuit plus tranquille que le malheureux monarque dans
son palais et sur sa couche royale. Darius avait cependant quelque faible espérance; un miracle ne lui
paraissait pas impossible: Ton Dieu, lequel tu sers incessamment, sera celui qui te délivrera, avait-il dit à
Daniel; mais avec cette faible foi de païen, chargé d'ailleurs, dans sa conscience, d'un meurtre qu'il se
reprochait à lui-même, parce qu'il eût pu le prévenir et l'empêcher, fatigué peut-être aussi de se voir la
victime de ses insolents serviteurs, Darius ne put fermer l'oeil de toute la nuit; il se rendit à l'aube du jour,
et en grande hâte, vers la fosse des lions, pour voir si Dieu avait, dans sa bonté, réparé le mal que lui,
dans sa folie, avait ordonné ou laissé faire. Daniel était sauvé; on ne trouva en lui aucune blessure, parce
qu'il avait cru en son Dieu. Alors Darius, comme tous les esprits faibles qui passent promptement d'un
extrême à l'autre, fit jeter aux lions les accusateurs du prophète et leurs familles, pensant, par sa cruauté,
racheter sa faute et expier sa faiblesse. Il réintégra Daniel dans ses fonctions, et publia un édit
remarquable qui semble prouver que la délivrance miraculeuse de son ministre favori avait produit une
profonde impression sur son âme, Daniel 6.
2.
Darius fils d'Hystaspe, qui, à l'aide du hennissement frauduleusement obtenu de son cheval,
monta sur le trône après le mage Smerdis, vers l'an 522 avant J.-C. La 2e année de son règne, et à la parole
d'Aggée et de Zacharie, il confirma, malgré les nombreux ennemis des Juifs, la permission que Cyrus
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