monocotylédones en général, est assez solide au dehors pour qu'on puisse l'employer comme bois de
charpente (Xénophon Cyrop. 7, 5; 11)
— Genèse 43:11,
— Voir: Pistaches.
________________________________________
DAVID,
________________________________________
fils d'Isaï, de la tribu de Juda, comptait parmi ses ancêtres Ruth la Moabite, Rachab l'hôtelière de Jéricho,
et Tamar la Cananéenne. Il fut le chef de la dynastie des rois de Juda, et le Christ, qu'il avait préfiguré
dans sa royauté, est sorti de sa race, et a porté, comme l'héritier de son trône, le nom caractéristique de fils
de David. David naquit à Bethléhem, 1085 ans avant J.-C. Samuel avait alors cinquante-quatre ans.
L'heureuse influence du dernier des juges répandait la piété et la prospérité chez les Israélites. Le
septième et dernier fils d'Isaï, occupé dans sa jeunesse à paître les troupeaux, avait dix-neuf ans lorsqu'il
fut désigné, par l'onction sainte répandue sur sa tête, pour succéder, sur le trône d'Israël, à Saül,
désobéissant et rejeté. Néanmoins sa destinée ne devait se dérouler que successivement, et Dieu, pour le
préparer au trône, le lit passer à travers bien des vicissitudes et des dangers. Peu après son sacre, il fut
appelé auprès de Saül pour distraire, par le charme de la musique, la mélancolie du roi que possédait un
mauvais esprit. Rentré chez son père, après le succès de ses soins, il ne tarda pas à se faire connaître de
nouveau du roi et du peuple par sa victoire sur Goliath, le géant Philistin. Il est beau de voir un jeune
homme de vingt-trois ans, soutenu par sa foi, s'avancer avec une fronde et cinq pierres du torrent, contre
un ennemi colossal armé de toutes pièces. Il remporta la victoire parce que Goliath s'était confié dans sa
force et avait défié le Dieu d'Israël, au nom duquel David se présentait pour le combattre. Dès ce moment,
David entra définitivement au service du roi, qu'il ne quitta plus. Mais la jalousie de Saül, excitée par les
louanges du peuple, s'alluma bientôt contre David et, sauf quelques intermittences, ne cessa de le
poursuivre avec un acharnement toujours croissant. La protection divine, qui reposait sur David, fit
tourner à sa gloire, à sa popularité, à l'affermissement de son royal avenir, les missions périlleuses
confiées à sa jeunesse par le mauvais vouloir de Saül, et consacrées par l'enthousiasme et la confiance de
l'armée. Saül, après avoir, dans le mariage de sa fille aînée, manqué à la promesse qu'il avait faite au
vainqueur du Philistin, voulut faire servir à l'assouvissement de sa haine l'amour que Mical, sa seconde
fille, éprouvait pour le jeune capitaine. La prudence et la vaillance de David déjouèrent ces perfides
manoeuvres; Saül dut l'accepter pour gendre, et sensible aux remontrances de Jonathan son fils, l'ami de
David, il imposa pour un moment silence à son injuste animosité. Cène fut qu'une trêve. Les succès du
héros d'Israël, dans la guerre qui venait de recommencer contre les Philistins, rallumèrent les flambeaux
de la jalousie et de la haine dans le cœur de son puissant ennemi. Deux fois, lorsque la harpe de David
cherchait à soulager les souffrances morales de Saül, souffrances d'envie et de rage qui s'irritaient peut-
être de leur injustice même, deux fois, joignant l'ingratitude à h folie, Saül avait cherché à clouer contre la
paroi, d'un coup de javeline, son chantre fidèle et dévoué. Parvenue à son comble, la fureur de Saül force
David à s'enfuir. Délivré une première fois par la puissance de l'esprit de Dieu qui, en se répandant sur
les émissaires de Saül, et en gagnant Saül lui-même, les contraint d'oublier, aux pieds de Samuel, leurs
mauvais desseins, et de glorifier le Seigneur, David est bientôt contraint de fuir de nouveau. Il est secouru
par Ahimélec et l'enveloppe dans sa disgrâce. Puis, après avoir tenté de se réfugier auprès d'Akis, roi de
Gath, et après avoir placé son père et sa mère en lieu de sûreté, il se met à parcourir le pays à la tête de
gens malheureux comme lui, vivant dans les lieux écartés et mettant sa troupe, forte d'environ 400
hommes, au service de ses concitoyens, pour les protéger contre les incursions des peuples environnants.
Dans les montagnes, trahi par ceux-là même qu'il avait aidés et délivrés, il n'échappe à la mort que grâce
aux merveilles réitérées de la protection divine, et, par deux fois, il épargne Saül qu'il avait l'occasion de
frapper à coup sûr. L'ingratitude et la persévérance de son ennemi lassent enfin sa constance et sa foi, il se
retire chez les Philistins, et reçoit Tsiklag pour refuge et habitation. Cette faute grave fut punie par la
330