(hébreu shamir). Le péché de Juda est écrit avec une pointe de diamant, dit Jérémie, 17:1. J'ai renforcé ta
face contre tes ennemis, dit l'Éternel, et j'ai rendu ton front semblable à un diamant, Ézéchiel 3:9. Ils ont
rendu leur cœur dur comme le diamant, pour ne point écouter la loi, Zacharie 7:12. Le diamant, cette
pierre si précieuse, si belle, et si dure, n'est considérée dans la Bible que sous ce dernier rapport: on sait
que le diamant ne peut être travaillé que par lui-même; on l'emploie non seulement comme parure, mais
comme instrument tranchant, comme poinçon pour couper le verre ou pour graver. Quelques auteurs ont
pensé qu'il s'agissait plutôt de l'émeri, substance composée de terre sigillée et de chaux de fer, dont le
nom grec smyris a de l'analogie avec l'hébreu shamir; mais ces analogies accidentelles sont si fréquentes
(par exemple, en hébreu péshah, péché; soumphonia, symphonie, etc.), que l'on ne peut les regarder
comme preuves, et la traduction des Septante, adoptée par la Vulgate, est une autorité plus forte.
— On a voulu traduire encore par diamant le mot yahalom, Exode 28:18; 39:11. Ézéchiel 28:13, que nos
versions ont rendu par jaspe, q.v.
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DIANE,
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divinité célèbre du paganisme, que les poètes font tille de Jupiter et de Latone, et qu'ils comptent au
nombre des douze grands dieux. On l'adorait sous trois formes, et son caractère variait selon ces
différents points de vue. Comme déesse des forêts, elle était chaste, mais fière, hautaine et vindicative;
comme déesse des enfers, et sous le nom d'Hécate, elle est cruelle, sanguinaire, impitoyable; comme
déesse de la lune et des cieux, elle est quinteuse, capricieuse, amoureuse: c'est Phœbé. L'aventure
d'Actéon appartient donc à la Diane des bois; ses amours avec Endymion, à la lune. Quelques poètes la
font encore présider aux accouchements, sous le nom de Lutine. Le plus célèbre de tous ses temples était
celui d'Éphèse, bâti sur les dessins du fameux architecte Ctésiphon, et qui passait pour l'une des sept
merveilles du monde. Il avait 425 pieds de long (153m) et 237 de large; l'extérieur était décoré de tout ce
que la nature et l'art offrent de plus précieux; l'or, l'argent, les pierreries, les tableaux, les statues, y étaient
prodigués: on y comptait, entre autres, 127 colonnes, dont chacune avait été érigée par un roi, qui s'était
efforcé de l'embellir et de la rendre digne de cet auguste lieu. Un fanatique, possédé du désir de
s'immortaliser, y mit le feu: c'était un moyen comme un autre; de nos jours, on tire sur les rois ou sur les
reines. Le temple de Diane fut détruit la même nuit dans laquelle naquit Alexandre le Grand. La mémoire
de la déesse ne périt point dans la grande ville dont elle était la patronne, et nous voyons, Actes 19:24;
suivant, un orfèvre faire son principal travail de la fabrication de petits temples d'argent, ou de médailles
représentant, aussi bien que la tradition en avait conservé le souvenir, l'effigie de ce monument illustre de
l'architecture ancienne et du paganisme. Le passage Jérémie 7:18 (cf. 11:13; 44:17-18; Ézéchiel 16:15) se
rapporte probablement au culte de Diane.
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DIBLA,
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— Voir: Beth-Diblathajim.
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DIBON
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(intelligence),
1.
ville située dans une plaine au nord de l'Arnon. Lors de la conquête du pays de Canaan, nous la
voyons d'abord entre les mains des Gadites, Nombres 32:34, d'où elle prit le nom de Dibon-Gad, que
Moïse lui donne quand il l'indique comme un des campements des Israélites dans le désert, Nombres
33:45. Plus tard, elle fut assignée à la tribu de Ruben, Josué 13:17. Du temps d'Ésaïe, elle était tombée
entre les mains des Moabites, Ésaïe 15:2; Jérémie 48:22. C'est probablement la même ville qui est appelée
Dimon, Ésaïe 15:9, et saint Jérôme dit que de son temps encore on l'appelait indifféremment Dimon ou
Dibon, à cause de la ressemblance des lettres.
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