Un grand nombre d'ouvrages ont paru sur ce sujet dans les derniers temps; celui de Liebetrut, en
allemand, et les sermons de Wilson, en anglais, doivent être cités en première ligne. En français, on
possède un certain nombre de brochures publiées par la Société de Vevey pour la sanctification du
dimanche, et la traduction de Pearl of days, ce remarquable ouvrage d'une servante anglaise, auquel a
donné naissance, en 1848, la fondation du prix de M. Henderson. Le mouvement qui s'est produit à cette
occasion en Angleterre et en Écosse offre un caractère véritablement historique dont les journaux
religieux français ne donnent qu'une faible idée (— Voir: Archives 1848, p. 278; 1849, p. 8), et qu'il faut lire
dans les journaux de Londres et de Glascow;
— Voir: spécialement le Christian Times, depuis le mois de septembre 1848.
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DÎME,
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(dixième ou décime). De tout temps, et presque chez tous les peuples, on a vu les dîmes établies comme
coutumes, ou comme lois. Les Grecs et les Romains offraient à leurs dieux des dîmes soit temporaires,
soit ordinaires, soit extraordinaires, et Plutarque raconte que c'était la coutume des Romains d'offrir à
Hercule la dixième partie des dépouilles qu'ils avaient conquises sur l'ennemi. Xénophon rapporte la
même chose des Perses, et Justin des Carthaginois. Les marchands arabes, qui faisaient le commerce
d'encens, n'en osaient vendre avant d'en avoir payé la dîme à leur dieu Sabis: les Scythes envoyaient des
dîmes à Apollon; les Carthaginois avaient coutume encore d'envoyer à la ville de Tyr, dont ils étaient une
colonie, la dîme de tous leurs biens; le vaisseau qui transportait ce tribut ordinaire, arriva à Tyr peu de
temps avant qu'Alexandre en fit le siège. Pisistrate, écrivant à Solon pour l'engager à revenir à Athènes,
lui dit que chacun y paie la dîme de ses biens pour offrir des sacrifices aux dieux. Les Pélasges qui
s'étaient établis en Italie, reçurent commandement de l'oracle d'envoyer leurs dîmes à Apollon de
Delphes, etc., etc.
L'Écriture sainte, qui nous transporte dans une antiquité beaucoup plus reculée que l'histoire profane,
nous montre aussi les dîmes existant au moins de fait, longtemps avant la promulgation de la loi
mosaïque. Le plus ancien exemple que nous en connaissions, est celui d'Abraham revenant de son
expédition contre les cinq rois alliés, et payant à Melchisédec, roi de Salem, la dîme de tout ce qu'il avait
pris sur l'ennemi, Genèse 14:20; Hébreux 7:2. Jacob voua de même à l'Éternel la dîme de tout ce qu'il
pourrait acquérir en Mésopotamie, Genèse 28:22. Enfin Moïse ordonne et régularise le paiement des
dîmes, Lévitique 27:30-33; Nombres 18:21-24; Deutéronome 12:6; 14:22. Chaque Israélite, considéré
comme fermier de Jéhovah, devait payer chaque année à son seigneur et maître la dixième partie des
produits de ses champs et de ses troupeaux, «les dîmes du froment, du vin et de l'huile», Néhémie
13:5,12. Ce revenu sacré était affecté par la loi à l'entretien des Lévites, Néhémie 10:37, à l'étranger, à
l'orphelin et à la veuve, Deutéronome 26:13. On pouvait cependant racheter les dîmes (des fruits) en en
déposant la valeur, plus le cinquième du prix. Les passages, Deutéronome 12:17-18; 14:22-23,
mentionnent un repas général qui devait se faire tous les trois ans avec les produits des dîmes (cf. 26:12),
espèce de festin qui n'était pas sans quelque rapport avec les agapes des premiers chrétiens.
— Les Lévites devaient mettre à part, pour les prêtres, la dîme de leurs dîmes, Nombres 18:26; Néhémie
10:38. Des percepteurs particuliers furent établis plus tard pour le prélèvement de cet impôt, ils eurent
leurs commis, et formèrent comme des bureaux de contributions, 2 Chroniques 31:12; Néhémie 12:14;
13:10; Malachie 3:10. Tous ces impôts furent exclusivement religieux; il est cependant parlé, 1 Samuel
8:15, d'une dîme temporelle que les rois devaient imposera leurs sujets: nous ne voyons pas qu'elle ait en
effet existé sous la royauté, mais la manière dont parle Samuel indique assez clairement qu'elle était en
usage dans les royaumes de l'Orient, et d'ailleurs une imposition de ce genre (puisqu'il faut des impôts en
tout cas) devait bien être des moins onéreuses dans un pays agricole; c'était un impôt à la fois
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