semble, dit Calvin, que le plus simple est d'y voir une condamnation contre les Israélites, qui se sont
adressés à des idoles mortes au lieu de s'adresser au Dieu vivant.» (ad Hos. 4, 12).
d.
L'examen des entrailles sacrifiées était chez les peuples païens un grand moyen de divination; si
les entrailles étaient sèches, dures ou lâches, s'était un présage fâcheux: si au contraire elles étaient saines
et rouges, c'était un bon signe: on peut croire que le passage, Ézéchiel 21:26 (il a regardé au foie), se
rapporte à la divination par les intestins; mais c'est la seule trace qu'on en trouve dans l'Écriture.
e.
La divination, d'après le cours des nuages, Deutéronome 18:10 (pronostiqueurs de temps) 2 Rois
21:6, ou d'après les signes des cieux, Jérémie 10:2, c'est l'hébreu meonen;
— Voir: cependant l'article Enchanteur.
f.
Enfin, par l'eau ou par la coupe;
— Voir: Coupe.
Quant à la divination par inspiration, qui se distingue des précédentes par l'absence d'art, «quod arte
careret», dit Cicéron, voici comment ce même auteur païen la caractérise, Divin 1:18. «Carent autem arte,
qui non ratione aut conjectura, observatis ac notatis signis, sed concitatione quâdam animi aut soluto
liberoque motu futura præsentiunt, quod et somniantibus sæpe contingit et non nunquam vaticinantibus
per furorem», etc. Souvent chez les païens (et les oracles reposaient presque tous sur cette théorie), on
cherchait à produire une excitation factice et purement physique sur les nerfs des pauvres prêtres et
prêtresses, qui faisaient de gré ou de force, le triste métier d'annoncer les choses futures; cette excitation
se traduisait en gestes violents et en convulsions que l'on donnait pour les signes de la présence de la
divinité, (cf. Æneid. 6, 46; et suivant): on recueillait les paroles de leur délire, et quelques habiles
arrangeaient ces paroles à leur guise, et leur donnaient telle forme obscure et ridicule qu'ils jugeaient
convenable. C'était là ce qu'on appelait insanire, être fou; il y avait folie en effet, et chez le malheureux
patient, et chez ce prêtre qui, avec une gravité majestueuse, cherchait tant bien que mal la raison dans la
déraison, la clarté de l'avenir dans l'obscurité du présent. Cependant il y avait aussi une inspiration plus
calme, plus naturelle, soit dans le sommeil soit dans la veille; elle se trouvait dans un état nerveux
habituel que l'on peut rattacher à un développement considérable du système ganglionnaire, et qui
produisait chez ceux qui étaient atteints de cette infirmité, un penchant très fort au sommeil magnétique,
au somnambulisme, et à la seconde vue. Il faut peut-être du courage pour mettre en avant de telles idées,
quand on ne peut ni les développer, ni les expliquer, ni les appuyer; mais tout cela trouvera sa place
ailleurs, et nous ne pouvons entrer ici dans des détails psychologiques qui demanderaient, pour être
traités convenablement, un ouvrage tout spécial. Du reste, dans cette ligne d'idées ce qui est le plus
singulier, ce n'est pas tant l'explication du fait, que le fait lui-même; et comme tous les efforts pour nier
les faits ont toujours été inutiles, et qu'il faut bien finir par les accepter, la seule chose à faire c'est de
tâcher de les comprendre, autant du moins qu'ils peuvent être compris. Le passage, Actes 16:16; sq. cf.
19:13; sq., paraît expliquer cette vertu divinatoire par la possession d'un démon.
— Voir: encore articles Enchanteur, Possession, Python, etc.
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DIVORCE.
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La dissolubilité des liens du mariage, le divorce, toujours en honneur partout où le mariage ne l'est pas,
où la femme est méprisée, cette coutume des peuples païens, et que les patriarches eux-mêmes ont
connue, Genèse 21:14, fut régularisée par la loi de Moïse; il fut permis, sauf les deux cas où l'homme
aurait, avant son mariage, déshonoré une jeune fille par des paroles flétrissantes ou par une conduite
brutale, Deutéronome 22:19,29. Il fut permis, et voici comment Moïse s'exprime à cet égard, Deutéronome
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