Page 369 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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24:1-4: «Quand quelqu'un aura pris une femme et se sera marié avec elle, s'il arrive qu'elle ne trouve pas
grâce devant ses yeux, à cause qu'il aura trouvé en elle quelque chose de malhonnête, il lui donnera par
écrit la lettre de divorce, et la lui ayant mise entre les mains, il la renverra hors de sa maison.» La femme
divorcée et remariée ne pouvait plus retourner auprès de son premier mari, même après la mort du
second. Quelque étendue que paraisse au premier abord cette facilité d'obtenir le divorce, elle est limitée
par deux restrictions ou difficultés, l'une intérieure, l'autre extérieure; il fallait donner à la femme, par
écrit, une lettre de divorce; cette gène, petite en apparence, était pourtant une gêne à cette époque où l'art
d'écrire était si peu répandu; et quelquefois des obligations de ce genre amenant des longueurs peuvent
aussi donner le temps de réfléchir. L'autre condition du divorce, beaucoup plus législative et morale, c'est
que pour l'obtenir il fallait plus qu'un caprice, il fallait un motif suffisant, il fallait que le mari eût trouvé
en sa femme quelque chose de malhonnête. Les termes sont bien vagues, il est vrai, et pouvaient étendre
par leur élasticité ce que la loi avait voulu restreindre; les deux célèbres écoles juives de Hillel et de
Schamaï se disputaient à l'époque de notre Sauveur sur l'interprétation qu'on pouvait donner à ces
paroles; la première pensait qu'un homme pouvait répudier sa femme pour les plus légers motifs, par
exemple si elle faisait mal la cuisine, s'il trouvait une autre femme qui lui convînt davantage, ou enfin, s'il
découvrait en elle quelque légère difformité. Schamaï soutenait au contraire que la loi ne donnait à
l'homme le droit de répudiation, que lorsqu'il avait en effet trouvé dans sa femme des inclinations ou des
actions réellement déshonnêtes et honteuses. Jésus dont la doctrine était l'accomplissement de la loi,
distingue positivement sa doctrine de celle de Moïse; il déclare que le divorce a été permis à cause de la
dureté du cœur naturel, mais lui ne le permet que pour le cas d'adultère, puisqu'alors les liens du mariage
sont déjà dissous de fait: en appuyant ainsi de son autorité les enseignements de Schamaï comme plus
saints, il semble indiquer que l'interprétation de Hillel était en effet celle qu'on devait donner à la loi de
Moïse. Toutefois, malgré cette facilité du divorce, il est à remarquer que l'Ancien Testament ne cite pas un
seul exemple de ce cas, depuis la promulgation de la loi: on voit même David garder jusqu'à sa mort les
femmes qu'Absalon son fils avait déshonorées; il les enferme, mais ne les répudie pas; et les rabbins
écrivent que l'on ne permit pas à David de répudier aucune de ses femmes pour épouser Abisag, et qu'il
dut se contenter de la prendre à titre de concubine parce qu'il avait déjà le nombre de dix-huit femmes
permis par les coutumes. Plusieurs passages prouvent cependant que les Juifs n'usaient que trop souvent
de la facilité que la loi leur accordait à cet égard;
— Voir: Juges 15:2; 19:2-3; Proverbes 2:16-17; Michée 2:9; Malachie 2:15; Esdras 10:2-3; Néhémie 13:23-30.
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DIZAHAB,
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Deutéronome 1:1, ville ou bourg dans le désert d'Arabie, bâtie peut-être dans une localité riche en
palmiers, que Burkhardt a retrouvée sur les bords du golfe arabique, sous le nom de Dahab.
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DOBERATH,
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nom que porte dans quelques mss, la ville de Dabrath, q.v.
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DODANIM
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(amours). Cette peuplade japhétique étant nommée, Genèse 10:4, avec d'autres qui ont habité la Grèce, on
a rapproché avec assez de vraisemblance son nom de celui de Dodone en Épire. Bochart cite un Targum
qui rend Dodanim par Dardanim; on sait que ce nom se trouve dans les anciennes fables des Grecs: selon
eux Dardanus émigra en Asie Mineure où il fonda la ville de Troie. Dans le passage parallèle, 1
Chroniques 1:7, de même que dans le Pentateuque samaritain et dans les Septante, nous trouvons
Bodanim qui signifierait selon les uns l'île de Rhodes, selon les autres même le Rhône, Rhodanus; mais
c'est aller un peu loin; d'ailleurs il y a tout lieu de croire que la leçon conservée dans la Genèse est la
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