Page 38 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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L'évangéliste Luc est l'écrivain dont Dieu s'est servi pour nous transmettre ces faits, et le livre des Actes
est la suite immédiate de l'Évangile du même disciple. L'usage fréquent de la première personne du
pluriel montre que l'auteur a été souvent le témoin des choses qu'il raconte. On croit que son principal
dessein, en entreprenant ce travail, a été d'opposer une véritable histoire des apôtres aux faux actes et aux
contes absurdes que l'on commençait à répandre en grand nombre. Le premier et le dernier verset de ce
livre déterminent tout ce que l'on peut savoir quant à l'époque à laquelle il fut composé: ce fut après
l'Évangile, et après le séjour de deux ans que saint Paul fit à Rome. Saint Luc l'écrivit en grec et dans un
style plus élégant que celui des autres écrivains sacrés du Nouveau Testament
— L'authenticité de ce livre n'a jamais été contestée; quelques hérétiques seuls, dont les doctrines s'y
trouvaient trop fortement condamnées, les marcionites et les manichéens, l'ont rejeté. Les ébionites le
traduisirent en hébreu et le défigurèrent grossièrement. D'autres essayèrent, mais en vain, de faire
admettre par l'Église plusieurs imitations de ce livre, sous les titres mensongers d'Actes des apôtres par
Abdias, Actes de Pierre, de Paul, de sainte Thècle (qui nous raconte le baptême d'un lion), de Jean,
d'André, de Thomas, de Philippe, de Matthias, etc.
— Voir: Paul et Luc.
La plus grande difficulté du livre des Actes est certainement la partie chronologique: on a déjà fait
beaucoup de travaux à cet égard sans arriver à des résultats bien satisfaisants et bien concluants; mais,
comme en pareille matière il vaut mieux avoir une idée fixe et arrêtée, fût-elle même fausse, que de n'en
avoir point, et puisqu'il faut choisir entre plusieurs systèmes peu sûrs celui qui présente le plus de
garanties, nous renvoyons nos lecteurs français aux Deux dissertations de M. Bost sur le droit des Papes,
suivies d'une table chronologique des Actes des apôtres,
— et à l'Histoire de l'établissement du Christianisme, par le même, 1er vol., p. 5-53;
— Voir: encore l'ouvrage de Néander, traduit par M. Fontanès (Établ. et direction de l'Égl. chr. parles ap.);
quelques pages de Sardinoux (sur les Galates), et de Rilliet (Philippiens); Concordance de Mackenzie,
Introduction, etc.
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ACZIB
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(menteur),
1.
ville de la tribu d'Aser, Josué 19:25,29, peut-être la même que Acsaph.
2.
Autre ville du même nom dans la tribu de Juda, Josué 15:44. Michée, jouant sur la signification du
nom de cette ville, dit (1:14): «Les maisons d'Aczib mentiront aux rois d'Israël», c'est-à-dire que les gens
d'Aczib et leurs forces ne leur seront d'aucun secours pendant l'invasion des Assyriens.
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ADAM.
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Dieu dit au commencement: «Faisons l'homme à notre image», et l'homme fut tiré de la poudre; Dieu les
créa maie et femelle, Genèse 1:26-27. Le mot Adam signifie terre; c'est un nom qui aurait pu, dans sa
généralité, s'appliquer à tous les individus de la race humaine, mais qui est demeuré le nom propre de
notre premier père. (Le nom Adam, terme désignant l'humanité, incluant mâles et femelles Gen. 5:2,
provient d'adamah et porte aussi les notions de «l'intelligent, l'astucieux, le brillant, le clairvoyant,
l'éclairé, le lucide, le raisonnable, le sage, le spirituel, le subtil, le vif.)
— Quand l'organisation matérielle de ce vaste univers fut achevée, le Créateur compléta son œuvre en
créant l'homme à son image et selon sa ressemblance. Dieu lit l'homme droit, non pas impeccable, non
pas doué de la toute puissance, ni de la toute-science, mais pur de cœur et sain d'entendement comme de
corps. En connaissance, en justice et en vraie sainteté, il réfléchissait l'image sans tache de son puissant
Créateur, et il était pourvu de ce qu'il lui fallait pour exercer l'empire sur les œuvres de la création. Celles-
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