Page 415 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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aucune erreur déterminée; elle ne contient presque rien que l'expression des sentiments de l'apôtre, des
exhortations pratiques, et un exposé de la doctrine évangélique, tel qu'on pouvait le présenter à tous les
païens nouvellement convertis. La seule partie spéculative est formée par l'exhortation à l'union entre les
chrétiens-païens et les judéo-chrétiens, exhortation fondée sur la doctrine de l'économie divine. L'apôtre
ne parle nullement à ses lecteurs comme à des personnes qu'il connaisse personnellement, puisqu'au
contraire il leur fait connaître sa vocation, 3:2-4. Il les salue d'une manière générale, et il est remarquable
qu'il ne les salué pas au nom d'un seul de ses nombreux compagnons, pas même de Timothée. Il est donc
évident que cette épître ne peut avoir été adressée à l'église que Paul avait fondée lui-même à Éphèse;
Grotius a cru pouvoir en conclure, conformément à quelques manuscrits, qu'elle fut écrite aux
Laodicéens, cf. Colossiens 4:16, mais la grande majorité des manuscrits s'oppose à cette manière de voir,
et l'opinion d'Usserius, appuyée par Hug, Olshausen, Harless, Steiger, nous paraît beaucoup plus
probable, savoir que c'était une lettre encyclique adressée entre autres aux Éphésiens, aux Laodicéens et
aux églises environnantes; arrivée à destination et copiée, il a pu facilement arriver que dans quelques
exemplaires on ait mis le nom de Laodicée au lieu de celui d'Éphèse, et le caractère général de la lettre
s'explique.
— Comment. Harless. Erlangen 1834; Passavant, Stier.
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ÉPHOD,
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large ceinture magnifiquement brodée que les sacrificateurs portaient autour de leur robe, Exode 28. Elle
consistait en deux rubans d'une matière précieuse qui, prenant sur le cou et descendant de dessus les
épaules, venaient se croiser sur la poitrine, puis retournant en arrière servaient à ceindre la robe,
absolument comme une écharpe. L'or et les plus riches couleurs distinguaient l'éphod du souverain
sacrificateur de celui des simples prêtres qui n'était fait que de lin. Par devant, à l'endroit où les rubans se
croisaient, était le pectoral, q.v. L'éphod était regardé comme l'accompagnement indispensable du culte,
faux ou vrai. Gédéon, vainqueur des idolâtres de Madian, se fit un éphod de leurs dépouilles, voulant
élever un monument au vrai Dieu et sanctionnant par le fait une nouvelle idolâtrie, Juges 8:27.
Mica donne également un éphod à l'idole de son culte, Juges 17:5;
— Voir: encore Osée 3:4.
Quoique l'éphod fût l'apanage des prêtres, on le voit quelquefois aussi porté par des laïcs ou des lévites,
par Samuel encore enfant, 1 Samuel 2:18, par David, 2 Samuel 6:14; etc.
— Le mot hébreu éphod a été pris par quelques interprètes comme signifiant idole dans les passages
d'Osée et des Juges.
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ÉPHRAÏM,
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1.
Genèse 41:52; 46:20; 48:1; 1 Chroniques 5:1, le second fils de Joseph et d'Asénath, reçut par la
bénédiction de Jacob le droit et les avantages de la primogéniture, au détriment de son frère aîné
Manassé. Plusieurs de ses fils ayant fait pendant son séjour en Égypte, une sortie contre ceux de Gad ou
Gath, pour leur enlever leur bétail, furent mis à mort; il mena deuil sur eux pendant longtemps, et ses
frères vinrent pour le consoler, 1 Chroniques 7:22. Cependant sa famille bénie s'accrut considérablement,
et comptait au sortir de l'Égypte 40,500 hommes en état de porter les armes, Nombres 2:18,49, qui tous se
réclamaient, comme tribu, du nom de leur père Éphraïm.
Lors de la division du pays de Canaan, Josué, qui était de cette tribu, lui donna en partage une contrée
vaste et fertile, Osée 9:13; elle occupait toute la largeur du pays depuis le Jourdain jusqu'à la
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