Page 751 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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que les apôtres, rendre la gloire à celui à qui appartient la gloire, et répandit sur la tête et sur les pieds du
Sauveur un parfum précieux qui avait été destiné peut-être à la sépulture de Lazare, et essuya de ses
cheveux les pieds qu'elle venait d'honorer ainsi. Un témoignage si naturel de reconnaissance fut
cependant mal compris et mal interprété; plusieurs disciples s'indignèrent, et Judas forma le projet de
livrer son maître; mais Jésus justifia la pieuse chrétienne, et profita de cette circonstance pour rappeler
aux siens que dans peu de jours il marcherait lui-même à la mort, et que son corps réclamerait à son tour
les honneurs de la sépulture que Marie venait de lui rendre d'une manière anticipée et sans le savoir.
— Cette onction des pieds de Jésus ne doit pas être confondue avec celle qui est racontée Luc 7:37; sq.
Dans l'une et l'autre occasion, du reste, c'est un personnage autre que le chef de la maison qui donne à
Jésus cette preuve d'hommage et d'amour; on ne saurait donc y voir l'acte ordinaire de la politesse et de
l'hospitalité dont il fallait user avec tous les convives, mais un témoignage extraordinaire de
reconnaissance et de dévouement,
— Voir: Bonnet, Famille de Béthanie, et le Sermon de Saurai sur ce texte.
7.
Marie, mère de Marc, et ainsi tante de Barnabas, Actes 12:12; cf. Colossiens 4:10. C'est dans sa
maison que Pierre se rendit après être échappé de la prison, parce qu'il était sûr d'y rencontrer plusieurs
frères qui s'y réunissaient ordinairement pour prier. Elle n'est connue que par ce détail, mais on en
conclut qu'elle jouissait d'une certaine considération auprès des apôtres, et que peut-être elle était riche, et
membre d'une famille distinguée.
8.
Marie, femme disciple de Rome, à laquelle Paul rend un beau témoignage, Romains 16:6, mais du
reste inconnue.
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MARTHE,
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sœur de Lazare et de Marie, Luc 10:38,40; Jean 11:1,5,20; 12:2. Active, résolue, et plus intelligente d'abord
des intérêts de la terre que de ceux du ciel, elle met de l'empressement à bien servir Jésus qui vis ite sa
famille; elle veut l'honorer, mais elle s'y prend mal, et le Seigneur doit justifier Marie en adressant à sa
sœur ces paroles d'un reproche bienveillant: Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et t'agites pour beaucoup de
choses; mais une seule est nécessaire; or, Marie a choisi la bonne part qui ne lui sera point ôtée. À la mort
de Lazare, Marthe montre le même empressement extérieur; elle accourt au devant du Christ, et le reçoit
avec des paroles douloureuses en même temps que pleines de confiance. Prompte à répondre, elle veut
toujours paraître avoir compris, et quand le Seigneur lui annonce la résurrection de Lazare, elle répond:
Oui, je sais qu'il ressuscitera au dernier jour: mais quand le Seigneur eut déclaré qu'il était lui-même la
résurrection, elle confessa franchement sa foi, et rendit témoignage à l'esprit qui l'animait. Sa profession
rappelle celle de Saint Pierre, comme son caractère celui de cet excellent apôtre. Enfin, près du tombeau,
dans son zèle peu sage, elle fait remarquer que le corps sent déjà, et si ses scrupules eussent été écoutés,
Lazare fut resté dans le sépulcre; à force d'une fausse prévenance pour le Seigneur, elle eût rendu à la
mort celui qui devait ressusciter à la gloire de celui qui est la vie. D'anciennes traditions portent qu'elle
était veuve de Simon le lépreux, et qu'elle passa plus tard dans les Gaules avec son frère Lazare. Son
caractère qui est assez généralement jugé d'une manière défavorable, doit au contraire être relevé; trop vif
sans doute il a les défauts de la vivacité, mais il en a aussi les avantages; très accessible à toutes sortes
d'impressions, Marthe ne garde que les bonnes; elle aime à servir, à se dévouer, et si elle est sans
connaissance, au moins elle a du zèle, et c'est quelque chose. Notre Seigneur l'a quelquefois blâmée, mais
il ne lui a pas retiré son affection, et ses leçons n'ont pas été perdues pour son humble servante. Sans aller
aussi loin que Schulthess qui met Marthe beaucoup au-dessus de Marie, on peut, je crois, ne pas la mettre
beaucoup au-dessous; il y a diversité de dons; chez Marie, on remarque plus la foi, chez Marthe, les
œuvres.
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MASRÉKA.
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chef de famille, et tribu ou ville des Édomites, Genèse 36:36; 1 Chroniques 1:47.
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