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ville ou bourg appartenant aux Sidoniens, Josué 13:4. Quelques-uns ont cru la retrouver dans la ville de
Marathos, citée par Strabon, 16, 753; d'autres y ont vu l'inexpugnable caverne sidonienne (cavea de Tyro),
célèbre dans l'histoire des croisades; d'autres enfin (Grotefend, Winer), la ville sidonienne de Moyra, dont
il est parlé dans Sanchoniathon, 8:88.
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MÉHUMAN,
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— Voir: Mémucan.
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MÉLANGES,
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— Voir: Accouplements.
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MELCA, et deux Melchi,
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Luc 3:31,24,28, ancêtres inconnus de Jésus par Marie.
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MELCHISÉDEC,
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Genèse 14. Son nom signifie roi de justice; il était en même temps roi de Salem, soit que ce nom désigne
Sichem ou Jérusalem, qui, l'une et l'autre, paraissent avoir porté le nom de Salem, soit que Salem, qui
signifie paix, doive être pris dans son sens purement appellatif. Melchisédec était donc un roi distingué
par son amour de la justice et de la paix; il était, en même temps, pontife et sacrificateur, comme Jéthro,
comme plusieurs autres princes-prêtres dont il est parlé dans l'Ancien Testament, où nous voyons, avant
l'établissement de la loi, ces deux fonctions et dignités fréquemment réunies en la même personne. Nous
ne nous arrêterons pas à rechercher qui pouvait être ce grand personnage, comme nous n'indiquerons pas
non plus toutes les suppositions, plus hardies et plus bizarres les unes que les autres, qu'on a faites sur sa
personne. On a voulu mettre du mystérieux là où il n'y avait que de la concision, et quelques-uns ont
voulu voir en Melchisédec un ange, et même Jésus-Christ; rien, dans l'Écriture sainte, n'autorise de
pareilles hypothèses, et l'on doit admettre que ce n'était qu'un homme comme un autre, un roi comme les
rois de la plaine, mais pieux et adorateur de l'Éternel, ainsi qu'il s'en trouvait encore quelques-uns à côté
de la famille du grand patriarche. Il alla au-devant d'Abraham lorsque celui-ci revenait de la défaite des
rois impies, et, sans doute heureux de saluer un ami si puissant qui venait de châtier la rapine et la
brutalité, il lui fit apporter du pain et du vin. Sacrificateur, il bénit le patriarche, et celui-ci, reconnaissant,
lui remit la meilleure dîme du butin. Toute l'histoire de Melchisédec est dans cette courte notice; rien sur
sa famille, sur sa vie, sur sa mort. Il est naturel que les auteurs sacrés qui voulaient établir qu'il y a, au-
dessus de la sacrificature lévitique, une sacrificature plus excellente encore, aient été frappés de
l'apparition mystérieuse et solennelle de cette grande ligure, sacrificateur en dehors de toute ordination
d'homme, sacrificateur au-dessus d'Aaron, de Lévi, d'Abraham même, puisque celui-ci lui rendit
hommage, et lui paya la dîme. Cette sacrificature extraordinaire devait frapper ceux des Juifs à qui Dieu
permettait de voir au-delà du voile, et le Psalmiste (110) annonça prophétiquement un nouveau
sacrificateur, selon l'ordre de Melchisédec, paroles que saint Paul (Hébreux 5, et 7) applique directement à
Jésus en les développant encore. Il y aurait autant d'imprudence à presser le rapprochement, qu'il y a
d'impiété à n'y voir qu'un jeu de mots. On a été trop loin peut-être dans le premier sens, et l'on fera mieux
de s'en tenir aux traits dessinés par l'apôtre, sans aller voir encore dans le pain et le vin que le prince offrit
au patriarche fatigué, un symbole de la sainte Cène, etc. L'abrégé historique des livres de l'Ancien
Testament par Jérémie Risler, et Moïse sans voile de Girard des Bergeries, renferment, sur Melchisédec,
des observations intéressantes, et seront lus avec fruit, quoique peut-être on puisse aller moins loin
qu'eux dans la recherche des types.
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