Page 762 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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accrue, ainsi que dans la plaine de Babylone et ailleurs, par sa nature bitumineuse. Mais les habitants de
la plaine de Siddim, q.v., étaient des hommes méchants, et leurs péchés attirèrent sur eux les jugements
du Seigneur: il les avait en vain avertis, Genèse 14, et il fit pleuvoir du feu et du souffre sur Sodome,
Gomorrhe, Tseboïm et Adama; la fumée monta du pays comme d'une fournaise. Nulle contrée sur la
terre entière n'offre une telle désolation, et l'état où a été réduite cette vallée jadis si belle, atteste depuis
nombre de siècles que le jour du Seigneur vient sur tous ceux qui se croient en sûreté, tout en vivant dans
l'oubli de Dieu et dans le péché.
— On peut conférer les passages suivants de l'Écriture, où il est parlé de ce terrible événement, Ésaïe
13:19; 1:9-10; Jérémie 23:14; 49:18; 50:40; Ézéchiel 16:46; Osée 11:8; Sophonie 2:9; Deutéronome 29:23;
Matthieu 10:15; 11:23-24; 2 Pierre 2:1-10; Jude 7.
— Au temps de notre Seigneur, et de nos jours encore, quelques voyageurs peut-être un peu faciles à
persuader, croient avoir vu près des bords de cette mer des ruines de murs et de palais dans
l'emplacement des villes détruites.
— Cette contrée doit être un jour renouvelée, Ézéchiel 16:53,55-56; 47:8, sq..
II existe un contraste frappant entre cette mer et le lac de Génésareth, si riant et si fertile; et l'on
recherchait pendant le moyen âge pourquoi l'eau bénite du Jourdain se versait dans la mer de
malédiction, dans la mer du Diable, La mer Morte est toujours citée dans l'Écriture, comme un exemple
permanent des jugements de Dieu, et elle est mentionnée seulement dans l'Ancien Testament, qui ne
parle qu'en passant du lac de Kinnéreth, tandis que le lac de Génésareth et ses villes ont été le principal
théâtre de la vie de notre Sauveur.
3.
Mer Rouge (hébreu mer des roseaux); appelée par les Grecs et les Latins golfe Arabique. On ne
sait d'où lui vient son nom de mer Rouge; quelques-uns l'attribuent à certaines herbes marines
abondantes dans ses eaux, et dont les feuilles sont tachetées de rouge, d'autres à un ancien roi Érythros
(rouge), ou Édom, qui a la même signification, et qui par sa puissance aurait peut-être bien mérité de
donner son nom à cette mer (Calmet); d'autres enfin (Reland et Rosenmuller), le regardent comme
synonyme de mer méridionale, les poètes appelant quelquefois la zone torride zone rouge à cause de
l'ardeur de son climat. L'ancien nom de mer Rouge servait d'abord à désigner toute la mer qui sépare
l'Afrique et les Indes, et comprenait ainsi les deux golfes principaux, celui de l'Arabie et celui de Perse;
plus tard cependant sa signification s'est restreinte au seul golfe qui sépare l'Égypte de l'Arabie, l'Afrique
de l'Asie: vers le nord il se divise en deux branches, l'Héroopolitanus, maintenant Bahhr Assuez ou Baahr
el Kolsum, et à l'orient, l'Ælanites ou golfe élanitique, maintenant Bahhr El Akaba; ces deux branches
comprenaient entre elles l'Arabie Pétrée. La longueur de la mer Rouge depuis le détroit de Babel-Mandeb
est de 300 milles géographiques en suivant la rive africaine; la largeur varie beaucoup et ne dépasse guère
6 milles au détroit; la profondeur est également très diverse, de 300 pieds en plusieurs endroits, et de 27
seulement près de Suez (Niebuhr). Le flux et le reflux s'y font sentir sur tous les bords d'une manière très
remarquable, atteignant près de Suez 2 mètres en temps ordinaire, et 26 décimètres dans le mauvais
temps (Dubois-Aymé). Sa surface est, sauf dans le bras de Suez, couverte d'une espèce d'algue, de mousse
ou de roseau appelé en hébreu souph, d'où elle a tiré son nom;
— Voir: Roseaux.
— Quant à ce qui concerne la description géographique des côtes de la mer Rouge, nous n'avons pas à
nous en occuper ici; on trouvera ces détails dans tous les livres de géographie, notamment dans Ritter,
Erdk. II. 204; 245; etc.; v, aussi Rozière, Description de l'Égypte; Dubois-Aymé; Gobat, Voyage en
Abyssinie, etc.
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