Page 774 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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que fait le bruit du moulin à café: ce bruit cessera comme tant d'autres jouissances, lorsque s'accompliront
les menaces de l'Éternel. Les meules étant regardées comme objets de première nécessité, ne pouvaient
être prises en gage, Deutéronome 24:6.
Il est parlé plus tard, dans le Talmud et dans le Nouveau Testament,
— Voir: Matthieu 18:6,
de meules d'ânes, c'est-à-dire de meules pour la mise en mouvement desquelles l'homme étant trop
faible, on se servait d'ânes (asini molarii); les Grecs, les Romains avaient des meules de ce genre, et les
Orientaux de nos jours s'en servent encore, et les font mouvoir par des ânes ou des mulets, quelquefois
par plusieurs esclaves réunis, Ovid. Fast. 6, 318.
— Voir: Burckhardt, et ailleurs.
Sur la coutume d'attacher une meule d'âne au cou de certains criminels, et de les précipiter dans l'eau
pour les noyer,
— Voir: Peines.
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MEURTRE, meurtrier.
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Le droit criminel des Israélites reconnaissait comme l'ont fait toutes les législations, la distinction entre le
meurtre proprement dit et l'homicide involontaire, quoiqu'elle se servît du même nom pour désigner l'un
et l'autre, cf. Nombres 35:25; sq. Le meurtre entraînait toujours après lui la peine de mort sans possibilité
de commutation, Lévitique 24:17: la loi n'était ainsi que l'écho de la première institution de cette peine,
lorsque Dieu dit à Noé au sortir de l'arche, «quiconque aura répandu le sang de l'homme, son sang sera
aussi répandu», Genèse 9:5-6. L'homicide involontaire pouvait aussi quelquefois amener la mort pour le
meurtrier, en vertu de l'ancienne coutume qui abandonnait aux membres de la famille du mort le droit de
la vengeance du sang; le coupable était innocent devant la loi, mais, à cause du sang et de la terre qui en
était souillée, les parents pouvaient poursuivre le meurtrier; la justice refusait de sévir, mais laissait libre
cours aux ressentiments privés; l'institution des villes de refuge était la seule garantie que la loi donnât
dans ce cas à l'homicide innocent, Nombres 35:25; Deutéronome 19:5. Quand le meurtre avait été commis
par un animal, par un bœuf, par exemple, l'animal était mis à mort, et son propriétaire, rendu responsable
par la loi, devait une indemnité à la famille du défunt, et si la famille du défunt ne se contentait pas de
cette réparation, elle avait le droit de vengeance comme dans le cas de l'homicide involontaire, cf. Exode
21:28-30. Mais s'il y avait eu meurtre volontaire, ou même simplement intention de donner la mort,
accompagnée de voies de fait et de violences sur la personne d'un homme libre, la peine capitale était
inévitablement prononcée, Exode 21:12; Nombres 35:16; Deutéronome 19:11. Il pouvait même ne pas y
avoir intention de donner la mort, mais coups portés par haine et suivis accidentellement de la mort par
un faux mouvement de celui qui était menacé; la loi par sa sévérité pressentait dans ce cas cette belle
maxime du Messie: «Celui qui hait est un meurtrier;» le coupable était considéré comme assassin. Le
meurtre d'un voleur surpris pendant la nuit en flagrant délit n'était pas punissable; mais si le soleil était
levé, il était considéré comme un meurtre ordinaire, et puni comme tel, Exode 22:2; pendant la nuit, en
effet, deux circonstances pouvaient excuser l'homicide qui se trouvait dans ce cas: le soin de sa propre
défense, à laquelle il doit pourvoir seul, puisque chacun dort autour de lui; puis l'incertitude de ses
coups, qu'il ne peut pas diriger comme il le voudrait dans l'obscurité, et du funeste résultat desquels il ne
saurait être justement rendu responsable. La mort d'une femme enceinte, lorsqu'elle était produite,
involontairement sans doute, dans une rixe entre deux hommes, était cependant vengée par la mort, du
meurtrier, parce que dans ce cas il y avait double meurtre, et que la cause de la mort n'était pas un
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