Page 775 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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accident, mais un esprit de querelle qui en lui-même déjà mérite un châtiment, et qui doit être
responsable du mal dont il est la cause, Exode 21:23. II n'est pas sûr que la peine de mort fût prononcée
contre le propriétaire d'une maison dont le toit, non garni d'une balustrade, aurait occasionné la chute et
la mort d'une personne, Deutéronome 22:8. Michaélis penche pour l'affirmative, Winer croit, au contraire,
que le législateur se borne à mettre cette responsabilité sur la conscience du propriétaire. Lorsqu'un
esclave frappé par son maître mourait sous les coups, le maître était puni; rien n'indique de quelle nature
était ce châtiment, mais on peut croire qu'il était sévère, puisque pour une dent ou pour un œil l'esclave
était affranchi; les rabbins pensent que le maître était puni de mort, mais ils ne s'appuient sur aucune
raison suffisante: si cependant l'esclave survivait de quelques jours à ces mauvais traitements, la loi,
tenant compte du droit de frapper, devenait impuissante, et la perte de l'esclave était considérée comme
une peine assez forte pour qu'il ne fallût pas l'aggraver par une condamnation spéciale «c'est son argent.»
Exode 21:20. Enfin, dans le cas d'un meurtre inconnu, Deutéronome 21:1-9, le lieu le plus voisin de
l'endroit où le délit avait été commis était chargé de la responsabilité, et les anciens de la ville sacrifiaient
en expiation, dans une vallée solitaire et abrupte, une jeune génisse à laquelle on coupait le cou comme
on l'aurait fait au criminel, au lieu de la mettre à mort suivant l'usage ordinaire.
La constatation d'un meurtre ne pouvait avoir lieu que sur la déposition d'au moins deux témoins,
Nombres 35:30; le faux témoignage en pareille matière était puni de mort par la loi du talion,
Deutéronome 19:16-20. Les témoins, dans le cas de lapidation, devaient les premiers jeter la pierre au
condamné; lorsqu'il y avait décapitation, c'était, semble-t-il, au vengeur du sang de remplir l'office de
bourreau, Nombres 35:19,21. On peut voir, 2 Samuel 11:4, l'exemple d'un cas où les rois d'Israël se sont
arrogé le droit de grâce à l'égard de meurtriers reconnus; mais on ne peut pas généraliser la conclusion
tirée de ce cas particulier.
La loi ne renferme aucune disposition relative à l'infanticide, et ce crime paraît avoir été inconnu des
Israélites, les causes qui l'amènent dans nos sociétés modernes n'existant pas chez eux, où tout tendait à le
prévenir. Il n'est rien dit non plus du parricide. Les Juifs postérieurs ont appliqué à l'empoisonneuse ce
qui est dit de la sorcière, Exode 22:18, et ils punissaient de mort ceux qui préparaient des poisons, alors
même qu'on ne s'en était pas servi.
Enfin, il n'y a rien dans la loi qui soit relatif au suicide; Flavius Josèphe le condamne dans une digression
théologique, et l'on trouve des exemples de cas de ce genre, 1 Samuel 31:4, où Saül se perce de son épée
ainsi que son écuyer; 2 Samuel 17:23, où Achitophel s'étrangle, et Actes 1:18, où le traître se fait justice à
lui-même; cf. aussi 2 Maccabées 14:41.
— Voir: encore les articles spéciaux.
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MICA ou Michée
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(Juges 17 et 18), Israélite de la tribu d'Éphraïm, vivait probablement pendant l'époque qui s'écoula entre la
mort de Josué et l'institution îles juges, vola à sa mère 1,100 pièces d'argent qu'il ne tarda cependant pas à
lui rendre; une partie de cette somme fut consacrée à l'achat de deux images, le reste dut subvenir aux
frais de ce culte idolâtre. Mica fit lui-même un éphod et des théraphims, et consacra l'un de ses fils pour
prêtre à l'Éternel, mêlant ainsi dans sa conduite le paganisme et la religion révélée, et paraissant ne pas
s'apercevoir de toutes ses inconséquences. Bientôt un lévite passe, et Mica l'engage comme prêtre au
service de sa maison, dans l'espoir que l'Éternel lui fera du bien pour ce singulier acte de fidélité; mais
cette espérance est vaine, son lévite le trahit, quelques espions danites envoyés à la découverte
deviennent maîtres de ses secrets, et les livrent avec ses trésors à la troupe armée qui les accompagne. Il
réclame, il poursuit, mais ses paroles comme ses démarches sont inutiles, on refuse de l'entendre, et il
rentre chez lui, désolé d'avoir perdu des dieux qui n'avaient pourtant pas su le défendre, et dont au
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